Eglise protestante unie de France

Le Havre, Etretat, Montivilliers

Vivre l'aujourd'hui de l'espérance

Avec Jésus, le Christ, s’ouvre un monde nouveau. L’espérance s’est enracinée dans ce monde. Même si nous n’en voyons pas les fruits, elle est là, présente. Invisible comme le sel dans la soupe, le levain dans la pâte, la graine de moutarde enfouie dans la terre. Le chrétien a vocation à être cet insensé qui voit toujours ce que les autres ne voient pas. Il a vocation à être toujours à la fois dans la louange et dans la lutte, dans la prière et dans l’action, dans la reconnaissance de ce que Dieu a déjà fait pour l’humanité et le combat pour que la justice triomphe. Comment vivre cet aujourd’hui de l’espérance dans notre Eglise ?
Elle est là, la question centrale de notre vie d’Eglise. Avons-nous le désir de voir notre espérance se réaliser ? Nous attendons-nous à Dieu ? Avons-nous le désir de voir la
réalisation de ses promesses ? Sommes-nous assez éveillés pour discerner les traces de sa présence dans une assemblée vieillissante, des finances tristounettes et des bâtiments écrasants ? Sommes-nous disposés à nous laisser surprendre, là où rien n’est apparent ? Sommes-nous encore capables de sortir nos cinq ridicules pains, sans avoir
peur de manquer, alors que c’est tout ce qu’il nous reste ? Dans bien des lieux de notre Eglise, il ne reste que cela, 5 petits pains, même un peu secs. Mais de quoi nous plaignons-nous ? Dieu a toujours choisi ce qui est faible, depuis toujours et au mépris d’une logique stratégique. Vraiment, nous avons toutes nos chances !
Dans d’autres lieux de notre Eglise, la dynamique va vers la croissance, des personnes nouvelles franchissent le seuil. Les sarments portent des fruits, c’est un beau sujet de
reconnaissance. Attention toutefois à prendre soin de ceux qui ne marchent pas vite et n’arrivent pas à suivre les autres.
Comment garder confiance quand tout semble mort, et rester humble quand tout semble réussir ? Il y a un outil pour cela : la fréquentation des Ecritures. Travaillons la Bible, pétrissons-la, jusqu’à ce qu’elle nous nourrisse. Rendons les Ecritures vivantes en nous, réveillons ces textes anciens, soyons des lecteurs et auditeurs familiers, des débateurs passionnés des Ecritures, pour avoir une chance de faire nôtres des mots anciens et démodés pour dire l’espérance qui a pris corps dans notre vie.

Emmanuelle Seyboldt, Pasteure

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Publié le 28 octobre 2015

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