Vers Noël 2018

Avec le mois de décembre, voici venir à l’horizon, le temps de Noël.


Les sapins ont déjà pris place dans les vitrines, tandis que les Chrétiens commencent à préparer la crèche pour accueillir Jésus, l’Emmanuel (Dieu avec nous).  Mais arrêtons-nous sur le sapin. Comme la plupart des symboles de Noël, le sapin trouve ses origines dans les religions païennes qui ont précédé le christianisme, ce qui n’est guère surprenant, la date de la Nativité du Christ ayant elle-même été choisie de manière à supplanter les fêtes païennes du solstice d’hiver. Dès le XIème siècle et dans toute la France, des écrits attestent que des sapins sont installés sous le porche et dans les églises. Un grand cierge est placé au sommet. Ainsi éclairé, le sapin associe deux symboles religieux : celui de la vie et celui de la lumière. En effet, le sapin demeure vert pendant l’hiver alors que le reste de la nature semble mort. Il est donc le symbole de la vie. La flamme du cierge rappelle l’étoile de Bethléem qui éclaire la nuit. Comme Jésus, venant dans le monde, éclaire tous les hommes.

Bethléem .... La crèche .... Les images qui viennent souvent en premier, sont celles de l’enfant couché dans une mangeoire entre ses parents, puis le défilé des bergers et des mages. Cependant, pour arriver là, puis pour prendre la fuite en Egypte afin d’échapper à Hérode et au massacre des enfants qui s’en suivit, un personnage discret, que l’on oublie, est là : l’âne. Prenons le temps de l’observer : il porte des charges lourdes ; il marche sur des routes parfois escarpées et difficiles ... Pourtant, j’en suis sûre, cet âne n’est pas triste : comment ne pas rire et chanter lorsqu’on porte sur son dos Dieu-enfant.

Ecoutons-le (d’après un texte de Denis Grivot) : « Mesdames et Messieurs, je suis le seul être au monde qui soit heureux de son sort et qui ne cherche pas une autre place. De temps en temps, faites comme moi, vous serez heureux. De temps en temps, allez sur la route d’Egypte, mettez-vous du côté de celui qui est mis à la porte ; de temps en temps, faites l’âne et portez Dieu ».

Je souhaite que ce sermon de l’âne nous accompagne tout au long de notre marche vers Noël, et même au-delà.

Bon temps de l’Avent et Joyeux Noël !

Fabienne Barranger, prédicatrice laïque

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Publié le 28 octobre 2015

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