Eglise protestante unie de France

Région Centre-Alpes-Rhône

Glossaire

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1517 :

Il y a quelque chose d’arbitraire à retenir une date précise comme une sorte de « point zéro » de la Réforme protestante. L’Eglise d’Europe occidentale fut travaillée pendant tout le Moyen-Age par des mouvements de Réforme et elle l’est encore au début du XVIème siècle. En France, par exemple, un Jacques Lefèvre d’Etaples (né en 1455), avec d’autres, valorise la foi, critique les conceptions magiques des sacrements et voit dans le Nouveau Testament « le livre de vie et la seule règle des chrétiens ».

Martin Luther (né en 1483) n’est pas guidé par une volonté de rupture délibérée. Une longue maturation spirituelle, un travail constant des Ecritures bibliques (qu’il enseignait à l’Université de Wittenberg en Allemagne), l’élaboration progressive d’une pensée, puis les circonstances, le conduisent à poser des paroles et des actes profondément réformateurs pour le christianisme de son temps.

L’un de ces actes se manifeste en 1517. Sur le moment, il n’a rien de décisif. Mais plus tard, on le considérera comme significatif de cette évolution, comme un moment de basculement visible traduisant une évolution souterraine. Et après tout, pourquoi pas ? Il n’est pas faux, dès lors, de considérer qu’en 2017 on célèbrera les 500 ans de la Réforme protestante.

A

Aumônerie :

Ce terme signifie d’abord le travail d’accompagnement et d’écoute dans des domaines précis (armées, hôpitaux, universités, prisons…), effectués en lien avec des paroisses, des œuvres, des organismes (par exemple la Fédération protestante de France). Le terme est employé dans un deuxième sens pour désigner les moments de célébration/culte qui ont lieu lors de réunions diverses et/ou synodes.

B

Baptisme :

Courant de la Réforme prônant la confession publique de la foi par le baptême des adultes ; les Églises baptistes d'origine anglo-saxonne se sont développées en France à partir du XIXe siècle, notamment dans le Nord de la France.

C

Calvinisme :

En tant que tel, le terme n'est guère utilisé en France (voir « réformé ») mais il désigne théoriquement une des formes principales du protestantisme historique, issu de la pensée de Jean Calvin. Plus que la doctrine de la prédestination souvent citée, c'est la rupture plus achevée avec le catholicisme qui le distingue du luthéranisme ; c'est le courant majoritaire en France.

Catéchèse :

Si ce terme est largement employé pour désigner l’accompagnement qu’on donne aux enfants dans leur découverte de la foi, aujourd’hui on revient progressivement au sens originel qui désigne l’instruction et l’accompagnement donné à tous ceux qui découvrent la foi, autant aux adultes qu’aux enfants. Le catéchumène est celui qui suit ce processus, le catéchète celui qui l’impulse. Auprès des enfants on parle aussi de ‘moniteurs/trices’.

Cible :

C’est le montant des contributions versées par l’Église locale ou paroisse à l’Inspection ou à la Région pour couvrir les dépenses de l’ensemble des charges de l’Église. Il comprend quatre parties : Titres A : Budget national ; B : Rémunération des pasteurs ; C : Services et activités régionales; D : Budget du DEFAP, le service des mission.

Communion Protestante Luthéro-Réformée (CPLR) :

La CPLR est une communion d’Églises entre l’Église protestante unie de France) et l’Union des Eglises protestantes d’Alsace et de Lorraine) dont les actions touchent à la formation permanente de leurs ministres, la catéchèse et la coordination des représentations dans des instances œcuméniques nationales et internationales.

Concorde de Leuenberg :

La Communion d'Églises protestantes en Europe fut fondée le 16 mars 1973 sous le nom de Communion ecclésiale de Leuenberg entre les Églises luthériennes et réformées d'Europe quand elle signèrent la Concorde de Leuenberg. Ce texte d'accord théologique a été signé également, depuis, par l'Église évangélique des frères tchèques et les Méthodistes. Aujourd'hui, la Communion d'Églises protestantes en Europe compte 105 Églises membres.

La Concorde de Leuenberg reprend les questions des sacrements : Baptême et Cène, et des ministères. Elle lève les communications réciproques datant de la Réforme, réconcilie et établit la pleine communion entre les Églises signataires.

lire le texte

Congrégationaliste :

Pour le congrégationalisme, l’Église est l’assemblée - la congrégation – des fidèles rassemblée en un lieu donné. Chacune de ces Églises est autonome et souveraine. Les superstructures, institutions ecclésiastiques, fédérations ou même synodes etc. ne se justifient que pour tisser des liens entre les communautés locales. Leur autorité est fonctionnelle.

Conseil national :

Élu par le synode national, le conseil national gère l’Union et met en oeuvre les décisions et orientations synodales entre deux sessions annuelles.

Conseil National des Évangéliques de France (Cnef) :

Créé en 2010, le Cnef rassemble des églises évangéliques de France, à la suite de la fusion de l'Alliance évangélique française et de la Fédération évangélique de France et l'adhésion d'un trentaine d'unions d'églises et d'œuvres évangéliques françaises. Le Cnef se réclame de l'héritage des Réformes protestantes et des mouvements de Réveils qui ont suivi.Ses membres partagent tous une même conviction évangélique fondamentale telle qu'elle est exprimée par la Déclaration de foi de l'Alliance Évangélique.

Conseil régional :

Élu par le synode régional, le conseil régional gère l’Union dans la région et met en oeuvre les décisions et orientations synodales entre deux sessions annuelles.

Consistoire :

Le consistoire dans l’Église protestante unie de France regroupe pour les activités communes et l’évangélisation les Églises d’un même ensemble géographique au sein d’une région

Constitution, discipline, :

La Constitution  énonce les principes fondamentaux de l’organisation de l’Église protestante unie. Pour tenir compte du regroupement des deux confessions, la Constitution est composée de textes ayant trois champs différents d’application : des dispositions communes qui s’appliquent à tous les membres et organes de l’Église unie, les dispositions luthériennes reprennent les dispositions maintenues de la précédente Constitution luthérienne et de son Règlement, et les dispositions réformées reprennent les dispositions maintenues de la précédente Discipline réformée et de son Règlement général d’application

Conviction :

La conviction se distingue de la croyance en ce qu'elle participe à la construction de l'identité individuelle et sociale.

Culte :

Le Culte c'est d'abord un culte rendu à Dieu, en se rassemblant pour le célébrer, le chanter, le prier, et pour se mettre à l'écoute de sa Parole. C'est aussi une possibilité qui est offerte pour faire un pas de plus vers Dieu, et pour enrichir sa propre lecture de la Bible. c'est peut-être la joie de se retrouver ensemble et de rencontrer de nouvelles personnes, diverses, de tout âge, de toute origine, de tout parcours spirituel. Il est ouvert à tous.

D

Déclaration d’union :

La déclaration d’union se trouve dans le préambule de la Constitution de l’Église protestante unie de France, qui comporte également une préface historique et des principes ecclésiologiques.

Défap :

Le Défap est le service protestant de mission de trois Églises protestantes en France : l’Église protestante unie, l’Union des Églises protestantes d’Alsace et de Lorraine, l’Union nationale des Églises protestantes réformées Évangéliques de France.

Désert :

Ce mot désigne la clandestinité des Églises protestantes de France face aux persécutions de 1685 à 1787 et par extension le nom de cette période. Le mot rappelle les lieux retirés abritant les cultes interdits mais aussi l'épisode biblique de l'exode des Hébreux après leur sortie d'Égypte.

E

Eglise, paroisse, église locale :

Pour les protestants en général, le terme « Église » fait surtout référence aux personnes : d’abord de tous ceux qui croient en Jésus-Christ, ensuite, de ceux qui se rassemblent dans un lieu précis. Dans ce cas, on parle d’Église « locale », de paroisse. Le terme « paroisse » désigne à la fois une aire géographique précise, le « territoire de la paroisse », et un groupe de personnes habitant sur ce territoire et constituant la communauté paroissiale.

Evangélique :

À l'origine - XVIe siècle - le mot désigne les communautés rompant avec le catholicisme et s'utilise comme synonyme de « protestant » jusqu'au XIXe siècle. Aujourd'hui, le terme « évangélique » désigne des Eglises qui ont une approche différente de certaines questions de foi, et qui ont un modèle d'Eglise « confessant ». Ces Eglises sont en règle générale plus strictes que les Eglises protestantes historiques sur certains thèmes ou certaines pratiques religieuses.

F

Fédération protestante de France :

Fondée en 1905, la FPF rassemble, en 2012, plus d’une trentaine d’unions d’Églises, et plus 80 associations, représentant environ 500 Communautés, Institutions, Œuvres et Mouvements pour un témoignage commun.

Fondation du protestantisme :

Reconnue d’utilité publique la Fondation du protestantisme propose une structure juridique sécurisée et pérenne pour des actions issues du protestantisme français.

H

Huguenot :

Terme d'origine germano-suisse (Eidgenossen) donné péjorativement aux Calvinistes au XVIe siècle ; une étymologie française controversée existe aussi. Aujourd'hui, s'utilise pour le protestantisme réformé historique de France et de sa diaspora (voir le mot « Refuge »).

I

Inspecteur ecclésiastique :

 

L’inspecteur ecclésiastique est un pasteur chargé d’un rôle spécifique dans chacune des deux unions régionales (qui portent aussi, de ce fait, le nom ‘inspections ecclésiastiques). Il est élu par le synode régional, pour un mandat de cinq ans. Son rôle est essentiellement spirituel. Il est le pasteur des pasteurs. Il veille à l’unité au sein de l’Église régionale. Il visite régulièrement les paroisses. Il procède à l’ordination des nouveaux pasteurs.

L

Liberté :

La liberté est la faculté d'agir selon sa volonté en fonction des moyens dont on dispose sans être entravé par le pouvoir d'autrui. Elle est la capacité de se déterminer soi-même à des choix contingents.

Luthéranisme :

Martin Luther, né en 1483, fut moine, prêtre et professeur de théologie allemand. A la suite de sa lecture de la Bible, il invita ses contemporains à comprendre d’une nouvelle manière la grâce offerte par Dieu en son Fils, Jésus le Christ. Mais son Église n’accepta pas la nouvelle lecture. Il en fut excommunié et donc conduit à organiser les chrétiens qui avaient choisis de le suivre dans cette réforme. Ceux-ci furent appelés « Protestants » à la Diète de Spire, en 1529. Les luthériens se sont unis autour de la déclaration de foi présentée en 1530 à Augsbourg.

Aujourd’hui, le luthéranisme est présent dans le monde entier. Il est majoritaire dans toute la Scandinavie. Il est minoritaire en France et est présent en Alsace-Lorraine, au pays de Montbéliard et à Paris. Deux paroisses luthériennes rattachées à Paris se situent à Lyon et Nice. Aujourd’hui, les luthériens de Montbéliard et Paris sont unis aux réformés dans l’Église protestante unie de France.

M

Méthodisme :

Dissidence anglicane animée par John Wesley (1703-1791) surnommée ainsi à cause de leur militantisme très organisé en faveur de l'évangélisation. Influent en France au XIXe siècle, notamment par l'Armée du Salut.

Ministre, ministère pastoral :

Le mot ministre signifie « serviteur ». Il désigne les fidèles appelés à exercer un ministère, c’est-à-dire une fonction reconnue au service de l’Église locale ou nationale. Le ministère pastoral n’est pas la seule fonction ecclésiastique considérée comme organiquement nécessaire à l’Église et à sa mission. Dans la compréhension des Réformateurs Martin Bucer et de Jean Calvin, à côté des Pasteurs il y a place pour des Anciens, des Docteurs et des Diacres. les Pasteurs prêchent, les Anciens dirigent, les Docteurs enseignent et les Diacres assistent les pauvres.

O

Ordination – reconnaissance de ministère :

L’admission à l’issue du proposanat en qualité de pasteur de l’Église protestante unie de France entraîne la célébration liturgique d’ordination-reconnaissance du ministère.

P

Parpaillot :

Sobriquet méridional donné aux Protestants et repris à leur compte avec une note affective.

Pasteur :

Un pasteur est un homme ou une femme qui travaille dans l’Eglise. Il exerce un métier relationnel fait d’écoute, d’accompagnement de personnes, de situations de vie, de groupes, de communautés. Le pasteur est un théologien qui annonce l’Evangile, donne du sens, questionne, interpelle, met en perspective la vie de ceux qu’il croise, des Eglises locale qu’il anime en collaboration avec le conseil presbytéral. il est un témoin de Jésus-Christ : son ministère engage sa personne, il est appelé à partager sa foi. Un jour, il a répondu à un désir, une vocation, entendu au plus profond de lui-même.

Les études de théologie sont  nécessaire pour devenir pasteur :  5 années universitaires aboutissant à un Master professionnel en théologie protestante, suivies d’une période de deux ans, le proposanat, effectué en pleine responsabilité sur un poste pastoral. Le candidat est suivi tout au long de ce parcours par une Commission de l’Eglise, la Commission des Ministères qui l’oriente et l’accompagne. L’admission au rôle est suivie par un culte de fête au cours duquel le pasteur prononce des engagements et où l’Eglise prie pour lui.

Pasteurs de l’Union nationale, les ministres peuvent être conduits à exercer un ministère au sein d’une Eglise locale, avoir en charge un ministère de gouvernement, d’enseignant en théologie, d'aumonier (hopital, prison armée), d’animateur biblique, d’animateur jeunesse, communicant...

Pentecôtisme :

Courant protestant mettant l'accent sur l'action du Saint Esprit et sur les dons qu'il confère (guérison, prophétie, parler en langues...). La période du prophétisme camisard (1700-1715) peut être considérée comme une première manifestation de pentecôtisme en France. Aujourd'hui, le terme désigne des formes plus extériorisées de la foi, notamment chez les Tziganes ou les communautés originaires du Tiers-Monde.

Presbytérien :

Forme d'organisation des Églises calvinistes par les conseils de laïcs et de pasteurs appelés en France « conseil presbytéral » ou « synode ».

Presbytérien :

Le terme « presbytérien » vient du grec « presbyteros », qui signifie « ancien ». Par extension, il désigne les Églises gouvernées par un conseil « d’anciens », autrement dit les Églises réformées.

Proposanat :

Le proposanat est une période probatoire de deux ans pendant laquelle le proposant est affecté à un poste et est suivi par la commission des ministères qui l’a admis au proposanat. Au terme de son proposanat, la commission des ministères a qualité pour prononcer son admission comme ministre de l’Église protestante unie de France.

 

Protestant :

Terme fédérant tous les courants se réclamant de la Réforme ; les sensibilités évangéliques historiquement plus tardives ne l'utilisent pas toujours.

Protestantisme :

Le protestantisme regroupe l'ensemble des courants religieux chrétiens issus du catholicisme qui prennent naissance en Europe lors de la Réforme sous l'impulsion de théologiens tels que Martin Luther, Ulrich Zwingli puis Jean Calvin. Le terme lui-même est utilisé pour la première fois en 1529, quand les seigneurs et les villes qui suivaient la doctrine de Luther se déclarent contre les décisions prises par la seconde diète impériale à Spire, à majorité catholique.

Protester :

Charles Quint, souverain espagnol, règne à la tête du Saint Empire romain germanique de 1519 à 1556. Cet Empire rassemble une multitude d’Etats, de principautés et de villes, de tailles et d’organisations très diverses, disposant d’autonomies variables et parfois très importantes.

Devant le développement du mouvement inspiré par Luther et d’autres, ceux que l’on appellera plus tard les Réformateurs, l’empereur tente à plusieurs reprises d’organiser des contre-feux. En 1529, il essaie d’imposer le catholicisme, en limitant la liberté de religion qu’il a pourtant précédemment reconnue aux princes allemands. A l’occasion d’une réunion de la Diète (assemblée de princes d’Empire) à Spire (ville de Rhénanie), dix-neuf représentants d’Etats dénoncent cette manœuvre et déclarent solennellement, le 19 avril : « Nous protestons (…) devant Dieu (…) que nous ne consentons ni n’adhérons en aucune manière, pour nous et pour les nôtres, au décret proposé, dans toutes les choses qui sont contraires à Dieu, à sa sainte Parole, à notre bonne conscience, au salut de nos âmes et au dernier décret de Spire ».

C’est de cette proclamation que vient le terme de « protestants » pour désigner les tenants du mouvement conduit par Luther et les autres Réformateurs. On le voit, ce terme est utilisé d’abord par des laïcs et non des clercs. Il est à la fois religieux et politique. Il unit liberté de conscience et dissidence. Il autant affirmatif que protestataire.

R

Réformé :

En France, l'adjectif est synonyme de « calviniste », c'est-à-dire le courant de la Réforme l'ayant emporté au XVIe siècle et majoritaire depuis.

Refuge :

Ensemble des pays d'accueil des Protestants français après la Révocation de l'Édit de Nantes. Les communautés huguenotes du Refuge s'organisèrent de façon spécifique et maintinrent des liens de solidarité avec les Églises du Désert. Aujourd'hui, cette diaspora protestante francophone est totalement acculturée mais le souvenir des racines huguenotes reste vivace.

Réveil :

Mouvement de reconstruction et de reévangélisation des Églises protestantes rescapées de l'Ancien Régime et menacées par l'institutionnalisation napoléonienne. Les méthodes missionnaires et l'appui anglo-suisse renouvelèrent le paysage protestant français.

S

Sarcedoce universelle :

Description pour le glossaire : tous prêtre.

Spiritualité :

La spiritualité définit une aspiration personnelle ou collective, ou l'ensemble des croyances, pratiques et études qui ont trait à la nature essentielle de l'être vivant, à l'âme, à ce qui est en deçà ou au-delà des besoins matériels ou des ambitions terrestres, voire à la relation à Dieu dans le cas d'une spiritualité non athée.

Synode :

Le synode est une assemblée délibérative.

L’expression Synode provient du grec σύνοδος, sunodos , ce terme est composé de σύν, sun (« avec ») et de ὁδός, hodos (« route »). Il signifie donc "faire route ensemble". Il est employé dès le grec ancien pour dire "assemblée, réunion, concile,...

Dans le protestantisme, réunis lors d'une session d'un synode, les délégués des églises locales (formés de pasteurs et de laïcs), décident ensemble les orientations à donner à la vie de l'Eglise.

Les synodes (régionaux, national) manifestent aussi le lien de communion unissant les églises locales entre elles. Ils rendent visible la réalité de l'Eglise sur le plan régional et national.

Dans l’Eglise protestante unie de France, le Synode National est l’instance la plus importante (souveraine)puisque le Synode National prend toutes les décisions qui engagent les Eglises protestantes unies de France.

Ses débats sont relayés régionalement avant décision. Il élit un Conseil national qui gère l'Union et met en œuvre les décisions et orientations synodales entre deux sessions annuelles.

T

Temple :

Le temple est l'édifice religieux des protestants réformés (les luthériens d'Alsace et de Moselle et les suisses parleront plutôt d'église, de même que les Canadiens).

Thèses :

Pour de multiples raisons, la chrétienté d’Europe occidentale de la fin du Moyen-Age est inquiète, voire angoissée. Ces peurs se projettent notamment sur l’au-delà. L’Enfer est menaçant et le Paradis quasi-inaccessible, sinon au travers de plus ou moins longues souffrances purificatrices endurées après la mort dans le Purgatoire. Comment réduire la durée de ce sas à la fois encourageant et effrayant ? Une comptabilité complexe se met en place : invoquer les mérites du Christ et des saints, accomplir des œuvres pieuses, mais aussi répondre aux appels financiers pressants lancés par une papauté en mal de ressources, contribuent à réduire la durée des peines purgatives., prêche-t-on partout.

Nombre de théologiens sont choqués par cette mécanique économico-religieuse et la critiquent. Luther est l’un d’eux. Vers la fin de l’année 1517 (la tradition, sujette à caution, parle du 31 octobre), il annonce les idées qu’il entend promouvoir lors d’une prochaine controverse universitaire publique. Selon l’usage, il placarde les thèses, autrement dit l’argumentation, qu’il déploiera.

Au nombre de 95, certaines de ces thèses sont très classiques, d’autres sont audacieuses. Mais une idée radicale affleure : avec Dieu, on ne marchande pas. Ni les pensées, ni la piété, ni les actes aussi admirables soient-ils ne peuvent acheter ou conditionner un tant soit peu une relation dont Dieu est source et Seigneur, et qui est gratuite.

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Z

ZeBible :

ZeBible est une inititaive oecuménique pour encourager le plus grand nombre de jeunes à découvrir et à lire la Bible avec plaisir, à chercher des réponses aux questions essentielles et à faire des choix de vie. ZeBible propose une Bible papier en français courant (éditions Bibli’O, 2011). 180 pages d’outils pour aider le lecteur à entrer dans le texte biblique et un blog et des pages Facebook pour créer une communauté de jeunes.