Partage en région Septembre 2018

 

Septembre 2018-N°53

 

Pour sa journée de rentrée, le Conseil régional a accueilli la Pasteure Emmanuelle Seyboldt, Présidente du Conseil national. Cette rencontre devait avoir lieu en avril mais fut reportée du fait des difficultés de déplacement à cette période. C’était bien sûr une joie que de réfléchir ensemble sur les sujets qui font la vie de l’Eglise, et plus particulièrement dans notre région. Le Conseil régional a également accueilli le Pasteur Basile Zouma suite au départ du Pr Eric George, Basile vient compléter le conseil.

Après avoir évoqué des situations personnelles, médité un passage de l’épître de Jacques, prié dans la reconnaissance et intercédé, le CR a fait un tour d’horizon des évènements dans la région et un point financier. C’était le « menu » de la matinée. Ainsi, l’après-midi fut entièrement consacrée au partage articulé autour des grandes lignes d’engagement et de réflexion de la région Nord-Normandie. Nous n’en reprendrons pas ici tout le détail mais quelques grandes lignes :

- Comment vivre la desserte et le témoignage ?

- Les limites de notre organisation institutionnelle face aux réalités locales et aux moyens

- La communion et le service pour une nouvelle dynamique

- Accueillir la bénédiction de Dieu

Une des réflexions transversales est celle de la solidarité et de l’accompagnement.

 

Cela se décline de différentes façons dans la région. Portées par les églises locales, les consistoires, initiées par la région, diverses initiatives témoignent d'un élan de service. Aides ponctuelles en fonction des actualités locales. Offrir 15 jours de présence pastorale ou encore une journée mensuelle à une paroisse sans pasteur. Déplacement d’une assemblée vers une église proche sans pasteur pour partager une journée ensemble et envisager la réciprocité pour mieux se connaître et se sentir frères et sœurs. Missionner un laïc pour accompagner pendant plusieurs week-ends une église sans pasteur… Les retours montrent que ces initiatives se vivent comme un véritable échange fraternel et communautaire et non comme des palliatifs pour gérer la pénurie. C’est une évolution progressive vers le service dans la disponibilité, disponibilité d’esprit pour l’écoute, pour accompagner et non faire à la place. Et à travers la desserte vécue comme un partage des charismes, nous pouvons vivre une réelle évangélisation.

Pour Emmanuelle, cette solidarité bien vécue est spécifique à notre région. Est-ce lié à l’habitude d’être en manque ? La pénurie peut rendre accueillant, ou au contraire, provoquer le repli sur soi. Tout cela nécessite d’être organisé en concertation local-consistoire, local-région, et d’accepter de ne pas répondre qu’en urgence ; les personnes, les communautés s’en rendent-elles compte ? Le risque de l’urgence est d’user et de décourager celles et ceux qui sont prêts à donner.

 

La solidarité connaît aussi ses limites : là où les forces manquent (notamment pour constituer un conseil presbytéral), il faut inventer avec d’autres, de nouvelles façons de faire église.

En Nord Normandie, dans un certain nombre de lieux, les communautés sont  constituées des mêmes personnes, sans capacité de renouvellement depuis 20 ou 30 ans. La crainte est grande de disparaître. Peut-on faire quelque chose ?

Ailleurs, des personnes ont envie de porter témoignage, d’être énergiques, mais il y a beaucoup de lourdeurs (trésorerie, bâtiments, logistique etc.). Ce sont souvent les mêmes personnes qui portent ces engagements. Sans doute faudrait-il creuser la piste des mutualisations tant au niveau des consistoires que de la région ou de l'Union nationale.

Devant la diversité des situations, il ne peut y avoir de solution unique et idéale. Mais se pose la question de l’accompagnement nécessaire pour favoriser un changement de fonctionnement. Nécessité sans doute de faire localement un bilan socio-économique, puis de se tourner vers ses voisins, ses amis pour connaître ce qu’ils aimeraient entendre sur notre Eglise. S’interroger sur les transformations nécessaires pour que notre vie d’église locale corresponde à celle d’une Eglise qui veuille s‘ouvrir (jour et horaire des cultes, groupes de jeunes inter confessionnel et ouverts…). Et pour que naisse un nouvel élan, ne faut-il pas  déculpabiliser les peurs de ne pas être à la hauteur de l’héritage reçu de nos anciens ?

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Concernant les situations des personnes, nous avons appris le décès cet été de deux anciens pasteurs dans notre région :

ainsi que le décès de Michel Petit à Alençon, ancien membre du conseil régional.

Nos prières accompagnent leurs familles.

 

Dans la joie et la ferveur, deux ordinations reconnaissance de ministère ont eu lieu cet été, celles de Sandrine Maurot à Roubaix, et Thomas Reist à Alençon. Prochainement aura lieu celle d’Ivan Rakotovao, elle sera célébrée lors d’un culte au temple de Quievy le 7 octobre à 15h30 (Cambrésis). Que ces bénédictions réjouissent et vivifient ces ministres, leurs familles, les communautés concernées et plus largement toute l’Eglise !

Côté finances, Pascale Sühr a fait état de la situation fin août, proche de l’an passé. La période d’été n’est pas la meilleure pour établir un comparatif précis. Certains versements n’ont pu arriver que début septembre et n’étaient pas ce jour comptabilisées.

L’inquiétude du conseil réside surtout dans les réponses des AC quant à leur participation au budget régional 2019. 13 AC proposent la reconduction au niveau de 2018 ;17 acceptent l’augmentation de 1,5% nécessaire à l’équilibre ;2 proposent entre 1% et 1,5% d’augmentation ; 3 acceptent une augmentation supérieure à 1,5%.Cinq demandent des diminutions allant de -4% à -35% (chiffres arrondis) !

Dans ce contexte, il est impossible à ce jour de construire un budget prévisionnel équilibré puisqu’il manque 100000 euros au regard du pré-projet présenté à la réunion autour des finances. Alors que le titre C est gelé (fonctionnement de la région), que la région NN est au bénéfice d’une forte solidarité des autres régions pour le titre A (participation au budget national) et que le titre B est calculé sur les salaires prévisionnels des ministres, comment  notre région pourra-t-elle  honorer ses engagements avec des recettes aussi réduites. Comme après chaque rencontre du conseil, Pascale adressera un message plus précis à chaque trésorier. Cette situation mérite d’être partagée dans les conseils presbytéraux car la seule marge de manœuvre aujourd’hui est dans leurs mains.

Le Conseil régional a accordé une subvention représentant le 1/3 du coût de la formation BAFA pour Claire Thiroux et Jonathan Paugois,  à l'ACEPU de Reims-Epernay.

La prochaine rencontre de la CRI se tiendra le 6 novembre. Si vous avez des projets, n’oubliez pas de les communiquer à Jean-Etienne Régniez et au secrétariat régional dans des délais raisonnables pour qu’ils puissent être étudiés.