SRNN 2017 Prière du samedi matin

Prière du matin de Martin Luther :

Je te rends grâce, o mon Père céleste,

Par Jésus-Christ, ton Fils bien-aimé, de ce que tu m’as gardé de tout accident et de tout danger pendant cette nuit.

Je te prie de me préserver encore, pendant cette journée, du péché et de tout mal, afin que toutes mes actions et ma vie entière te soient agréables.

Je remets, mon corps, mon âme et toutes choses, entre tes mains.

Que ton saint ange m’assiste, afin que Satan n’ait aucun pouvoir sur moi.

Amen.

 

Lecture du Psaume 121, 1 et 2 : « Je lève les yeux vers les montagnes. Qui pourra me secourir ?  Le secours me vient du SEIGNEUR qui a fait le ciel et la terre. »

Méditation : Chers frères et sœurs, comment parler de la grâce de Dieu, de cette grâce qui nous sauvé ?  Comment en parler pour que cela ne reste pas seulement un article de la dogmatique protestante, mais pour qu’elle devienne concrète, palpable, compréhensible même par un petit enfant ?  Et ce matin je voudrai partager avec vous comment Luther a réussit à faire cela, avec un grand souci pédagogique.

Dans son Petit Catéchisme destiné à aider le chrétien simple, n’ayant pas beaucoup d’instruction,  de comprendre et de transmettre la foi, dans son explication du symbole des apôtres, le premier article, celui qui parle du Dieu créateur, Luther écrit : « Je crois que Dieu m’a créé, ainsi que toutes les autres créatures. Il m’a donné et me conserve un corps et une âme, des yeux, des oreilles et tous mes membres, la raison et tous les sens. Il me donne tous les jours généreusement le vêtement, la nourriture, la demeure, la famille et toutes les choses nécessaires à l’entretien de cette vie. Il me protège dans tous les dangers, me préserve et me délivre de tout mal, et cela par sa pure et divine bonté, par sa miséricorde paternelle, sans aucun mérite de ma part et sans que j’en sois digne. Je dois, pour tous ces bienfaits lui rendre grâces et le louer, le servir et lui obéir. C’est ce que je crois fermement. »

Dans cette explication, Luther rends palpable et concret, ce qu’est la grâce de Dieu : il nous ouvre les yeux et nous apprends à comprendre que tout ce que nous avons est un don, un cadeau de la part de Dieu, expression de sa grâce, de son amour gratuit pour ses créatures.

C’est tellement facile à comprendre, même pour un enfant, ou devrait je dire, surtout pour  un enfant, vous pouvez faire le tour de votre corps : les yeux, les oreilles, les bras, les jambes, et ainsi de suite, et prendre conscience, dans la foi, que tout cela ne va pas de soit, mais est un don infini de la part de quelqu’un qui nous aime. Oui, que toute notre vie n’est pas une torture, une agonie ou une épreuve sans fin, mais un grand cadeau que je peux accepter avec joie, sachant, croyant que ce n’est pas un cadeau empoisonné, mais un don qui me vient de mon Dieu, de mon créateur qui est là pour moi et avec moi.

Et si vous me dîtes maintenant : « Monsieur le pasteur, qu’est-ce qui se passe si quelqu’un n’a pas reçu ces bénédictions de la part de Dieu, eh bien, je dirait : Vous les avez reçu pour les partager avec les autres. » Celui qui a beaucoup d’argent,  qu’il partage avec celui qui n’en à pas. Celui qui n’a pas la joie, peut-être qu’il va rencontrer des gens joyeux, celui qui n’a pas d’espoir,  peut-être qu’il va rencontrer des gens qui lui inspiré de l’espoir. L’entraide et le partage nous sont demandés, non pas pour nous sauver nous-mêmes, mais par gratitude envers notre Seigneur qui nous a sauvé par grâce.

Ce qui nous amène à la reconnaissance et à la gratitude, cette foi nous apprends à dire merci, à rendre grâces. Bénir notre créateur, comme il nous a bénit.

 

Volker Kronert