1er dimanche de l'Avent

 Attendre…Voilà bien quelque chose que nous n’aimons pas faire ! …

 

« J’attends… que dira le Seigneur Dieu ? »

 

 

                      A l’ère du tout tout de suite, de l’immédiateté, il nous est devenu insupportable d’attendre ! Nous vivons tellement vite, notre temps est tellement rempli, que le moindre grain de sable dans cette terrible mécanique nous devient insupportable. Laurent Schlumberger le soulignait un jour dans une prédication lors de l’assemblée du désert : « C’est comme si le temps s’était emballé. Il a considérablement accéléré. Pas seulement à cause de la technique, comme dans les transports ou la communication. C’est nous-mêmes qui accélérons. Par exemple, nous parlons plus vite, on a pu le mesurer. Nous faisons de plus en plus de choses à la fois et non plus successivement. Nous avons le sentiment d’avoir de moins en moins de temps pour les choses importantes ».

                   L’avent ne serait-il pas ce temps offert pour réapprendre les vertus de l’attente ? L’attente comme expérience de notre finitude, comme limite posée à notre toute-puissance… L’attente dans la joie, dans la confiance, comme une femme attend un enfant… L’attente pour nous-mêmes et pour nos proches, mais aussi pour toute l’humanité, pour le monde qui se débat dans les soubresauts de crises successives…Paul ne dit-il pas que la création elle-même gémit dans les douleurs de l’enfantement ?

                   On peut attendre avec angoisse, avec fatalisme, avec impatience ou en maugréant… L’attente dans laquelle nous introduit l’avent se veut confiante, elle rime avec espérance : nous croyons, nous confessons qu’il y a une issue favorable, un bonheur possible, une consolation à toutes larmes, un pardon et une réconciliation : « J’attends : que dira le Seigneur Dieu ? Ce qu’il dit, c’est la paix pour son peuple et ses fidèles ! » (Ps 85,9).  

Agnès Lefranc

 

 

                  

               

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Publié le 30 novembre 2017

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