8ème synode régional région Ouest

Message du président du conseil régional

le samedi 5 décembre 2020

 

 

 

 

 

 

 

Madame la modératrice, Madame, Monsieur les vices modérateurs

Mesdames et messieurs les délégués

Chers amis

Bonjour,

C’est évidemment en présentiel que j’aurais souhaité vous accueillir pour ce 8ème synode régional. Vous pour qui c’est le 1er synode, vous dont c’est le dernier, vous qui êtes habitués et continuerez encore pendant 4 années cette délégation. A chacun, merci d’être là, d’avoir fait l’effort de vous connecter pour que nous puissions ensemble vivre ce 8ème synode régional de la région Ouest.

Oui, les mesures de sécurités sanitaires ne nous permettent pas de nous retrouver en présentiel sur 3 jours comme nous en avons l’habitude et je sais bien tous les désavantages de la visioconférence. Mais cette technologie permet qu’aujourd’hui, nous soyons ensemble et je souhaite que ce synode se déroule le mieux possible.

Depuis le dernier synode régional de Rennes en novembre 2019, il s’est passé tant de choses imprévues qu’aujourd’hui on se demande même dans quel monde nous vivions avant, avec quel équilibre ?

Voilà que depuis mars 2020, la Covid 19 a fait son entrée dans notre quotidien.

Nous voici complètement stoppés dans la course du toujours plus vite, toujours plus fort. Un arrêt sur image qui fige la société, son économie, ses projets d’avenir, sa vie sociale.

A grand coup de discours, de tâtonnements, la poignée de main et les embrassades, font place à la distanciation sociale. Les déplacements faciles, pour rejoindre les autres font place à l’éloignement les uns des autres. L’habitude de choisir les objets les fruits et les légumes en les touchant est bannie. Le réflexe de se laver constamment les mains nous donne l’impression de nous protéger et de protéger les autres et nous entrons dans une peur maladive envers celui qui omet de le faire.

Les beaux visages qui nous permettent de communiquer par un sourire, ou encore un étonnement, sont cachés par le port du masque obligatoire.

Nous avons été sidérés, lorsque le gouvernement a arrêté ce qui faisait l’essentiel de la vie quotidienne pour nombre d’entre nous.

Pour contourner toutes les questions existentielles que cette pandémie pose, nous observons la course au vaccin, aux médicaments, comme si trouver une solution spécifique à la Covid 19 nous sauvera de la course éperdue que nous avons engagée depuis longtemps.

Evidemment, je suis heureux de savoir que la science permet de sauver des vies et de guérir. Je suis rassuré de pouvoir être protégé. Mais au-delà de cette solution temporaire il est important de s’asseoir et de prendre le temps de réfléchir à ce qui est en train de se passer dans le monde aujourd’hui. Peut-être que cet arrêt forcé est l’occasion de remonter le temps à travers l’histoire, de la prendre en compte au lieu de la bannir, pour comprendre les choix et les priorités qui ont été faits et qui aujourd’hui se montrent dévastateurs pour le monde.

L’Eglise peut être un lieu où cette réflexion peut se vivre et se partager.

Dans le fond, comment nos habitudes de vie, la puissante économie, nos relations familiales et fraternelles ont-elles été bousculées, arrêtées, à cause de quelques animaux ? Comment nos certitudes, se sont trouvées « mise à mal » et nous ont fait basculer dans un monde sans repère à cause d’un virus invisible à l’œil nu ?

Je ne vais pas ici faire la démonstration des enchaînements qui au fil des années ont mis sur les rails tous les choix de la société qui peuvent se résumer en trois injonctions. : plus haut, plus vite, plus fort, sans prendre en compte les conséquences de tels choix.

L’Eglise peut proposer d’autres valeurs, d’autres priorités, au nom de sa foi, qui prennent en compte les cruciales détresses, que la pandémie a mis particulièrement en lumière.

Nous avons accompagné des femmes et des hommes, des familles dans le deuil. Des familles qui ne pouvaient pas se rassembler pour partager leur chagrin.

On se souvient de toutes ces personnes qui travaillent dans les hôpitaux, les magasins, pour nous soigner et nous nourrir. Ces petites mains qui sont souvent bien discrètes, et si utiles dans cette période de pandémie.

On se souvient que notre Eglise a été très réactive et a inventé très vite d’autres façons de vivre le culte puisque nous ne pouvions plus nous réunir ensemble en réel. Des cultes vidéo, des cultes en direct, des cultes par téléphone, des cultes pré-enregistrés, des cultes à la radio. Le culte, la méditation autour d’un texte biblique, la prière communautaire sont apparus comme les essentiels à préserver à tout prix. Aujourd’hui encore tout est fait pour que ceux qui le souhaitent puissent vivre un culte, le dimanche, quel qu’en soit la méthode.

Ces cultes à distance, ont eu pour conséquence que certaines personnes se sont éloignées de nos vies de paroisse. Des familles n’ont plus mis les pied à l’Eglise depuis mars dernier, il a fallu faire attention aux personnes seules, souvent âgées qui ont peur de se déplacer et je voudrais remercier tous les pasteurs, toutes les personnes bénévoles dans l’Eglise, qui donnent du temps et qui savent se rendre présents auprès de ceux qui en ont besoin. Comme l’écrit Didier Sicard, Le besoin de relation à l’autre l’emporte sur le militant… Les besoins spirituels, culturels se re-expriment. L’isolation des EHPAD scandalise… Protéger la vie au risque de l’enfermement semble dénué de sens. Oui prendre soin de l’autre est revenu au 1er plan d’une société où l’individualisme et l’égoïsme semblaient pour toujours être les maîtres mots.

L’Eglise présente, mais plus comme avant !

L’Eglise est toujours présente dans le monde, mais elle n’y est certainement pas de la même manière qu’avant.  Et tant mieux ! Car si on continue toujours à faire comme on a toujours fait, alors les choses ne changent jamais. Et nous souhaitons que les choses changent. Nous y sommes même obligés si nous voulons être toujours, fidèle à notre vocation.

Aujourd’hui il me semble que nous devons regarder ce qui s’invente, et accompagner le meilleur de ce qui s’est vécu en Eglise dans le passé et dans ces derniers mois, pour permettre que ces fondamentaux que nous portons et partageons, dépassent les murs de nos temples et rejoignent toujours et encore nos contemporains.

Je voudrais préciser que changer, supprimer certaines activités et en inventer d’autres, laisser la place à de nouvelles personnes, changer sa façon de donner du temps à l’Eglise, ne signifie pas renier le passé, notre déclaration de foi, ni notre confession de foi, encore moins notre théologie. Cela ne signifie pas que nos valeurs changent, que le socle de la foi, qui nous fait vivre, change. Mais cela nous invite à les revisiter, à nous laisser conduire par le St Esprit au milieu de la tempête qui secoue nos vies, pour que l’essentiel résonne dans le monde d’aujourd’hui.

Oui chers amis, nous mettre à l’écoute de Dieu pour trouver le meilleur chemin pour rejoindre les paroissiens que nous connaissons. Comment les faire grandir spirituellement, encore et toujours et les accompagner dans leurs peurs et leurs questions, leurs soucis, leurs joies ?

Trouver aussi le meilleur chemin pour rejoindre ceux qui ne sont pas dans l’Eglise. Ceux qui sont dans les rues, les cafés, nos collègues de travail, nos amis. Ceux qui ne connaissent pas l’Evangile. Ceux qui ne se déplacent jamais, mais qui à cause de la peur et de la désespérance ont besoin d’entendre des paroles de paix, de réconciliation et d’espérance.

Parmi ces personnes, nombreuses sont celles qui se connectent sur internet pour rejoindre des cultes, des études bibliques, en visioconférence.

Nous sommes appelés à témoigner de la joie de notre foi. Nous sommes invités, avec nos talents et nos défauts, à aller à la rencontre de tous.

Fort de tout cela je voudrais partager avec vous ma joie et mon espérance.

Ma joie parce que je rencontre des paroisses qui s’inventent et que le souci du témoignage est au cœur de leurs réflexions et de leurs projets.

Mon espérance, parce que je rencontre des hommes et des femmes qui s’engagent en tant que conseillers presbytéraux, autour de leur pasteur, ou malgré l’absence d’un pasteur. Des hommes et des femmes qui s’engagent comme catéchètes, visiteurs, trésoriers, présidents, bricoleurs, et dans tant d’autres ministères. Des engagements liés à la confiance en une parole qui les appelle à s’engager.

Le conseil régional, depuis déjà mes prédécesseurs, porte en lui un mot fort ! Evangélisation. Ce mot rejoint de plus en plus la vie de l’Eglise.

J’ai souvent entendu : mais comment faire pour évangéliser ?  De toute façon on n’a pas les moyens. Mais, ce sont les Eglises évangéliques qui font ça, pas nous ! Ce n’est pas dans notre culture réformée !

Je voudrais répondre par un exemple dynamique de la région Ouest, et par un texte biblique qui invite à changer et à faire confiance.

Le conseil régional accompagne un projet pour inviter les Eglises locales à entrer dans un projet missionnaire : le projet Zacharie.

Il s’appuie sur l’exemple de l’Eglise d’Angleterre, qui, il y a encore quelques années vivait une véritable décroissance quant au nombre de fidèles. Dans certains lieux, c’était une véritable misère. Ils se sont tournés vers Dieu dans la prière et ont « remonté leurs manches » pour se mettre au travail en vivant de nouvelles expériences.  Aujourd’hui un véritable réveil spirituel est en route.

Le projet Zacharie est un projet qui invite les paroisses à se déplacer.

Se déplacer physiquement, pour aller en équipe à Londres dans la paroisse de St Barnabas church, et se laisser déplacer spirituellement. L’idée est de prendre du recul par rapport à nos habitudes ecclésiales, et permettre à des personnes d’une même Eglise locale de porter un regard critique, pour amorcer ensemble une réflexion en profondeur dans une dynamique missionnaire.

Six Eglises locales de la région Ouest ont souhaité entrer dans ce projet. Une première rencontre a eu lieu il y a quelques semaines en visioconférence entre l’équipe régionale qui accompagne ce projet, un pasteur de St Barnabas Church et les membres délégués des paroisses de la région participant.

Nous espérons nous rendre à Londres dans quelques mois.

Je sais que des projets missionnaires sont en train de naître dans notre région, un peu partout, sans entrer dans le projet Zacharie, tant mieux, toutes les initiatives vont dans le même sens !

J’ai à cœur de vous partager un texte biblique dans l’évangile de Jean, au chapitre 21.

Après ces choses, Jésus se manifesta encore aux disciples près de la mer de Tibériade. Et il se manifesta de cette manière :

Simon Pierre, et Thomas appelé Didyme, et Nathanaël de Cana en Galilée, et les fils de Zébédée, et deux autres de ses disciples étaient ensemble.

Simon Pierre leur dit : « Je vais pêcher. » Ils lui disent : « Nous allons aussi avec toi. » Ils sortirent et montèrent dans le bateau. Mais cette nuit-là ils ne prirent rien.

Et l'aube étant déjà là, Jésus se tint sur le rivage. Toutefois, les disciples ne savaient pas que c'était Jésus.

Alors Jésus leur dit : « Enfants, avez-vous quelque chose à manger ? » Ils lui répondirent : « Non ! »

Et il leur dit : « Jetez le filet du côté droit du bateau et vous trouverez. » Ils le jetèrent donc et ils ne pouvaient plus le tirer à cause de la multitude des poissons.

Alors ce disciple que Jésus aimait dit à Pierre : « C'est le Seigneur ! »

 

Pierre était donc dans la maison avec quelques amis. Il a bien entendu dire que Jésus était ressuscité, mais il ne comprend plus rien à ce qui se passe. Il avait tout quitté pour suivre Jésus, dès le début. Aujourd’hui, il se sent perdu, au fond du trou. Il ne sait plus où aller, il ne sait plus quoi faire !

Alors que la nuit commence à tomber sur cette terre de Galilée, Pierre décide d’aller à la pêche.  Il est pêcheur dans le fond. La pèche, il connait, il sait comment faire. C’est un professionnel de la pêche.  Alors il met la barque à l’eau avec quelques amis qui le suivent et ils partent sur le lac. Ils jettent leur filet. Ils jettent leur filet désespérément, aucun poisson ne vient se perdre entre les mailles.

C’est l’aube. Sur la plage un homme marche et les hèle en leur demandant : « enfants, avez-vous du poisson ? avez-vous quelque chose à manger ? »

« Non » répondirent-ils !

« Jetez le filet sur le côté droit, et vous trouverez. »

Alors ces hommes, professionnels de la pêche, ces pêcheurs désespérés, font confiance en la parole d’un inconnu et jettent leur filet sur le côté droit.

Vous connaissez l’histoire, le filet se remplit de poissons et un des hommes sur la barque s’écrie : « c’est le Seigneur ».

Oui j’ai à cœur de vous partager cette histoire pour m’attacher avec vous à cette parole : « jetez le filet du côté droit »., c’est-à-dire, de l’autre côté ! Je crois qu’il est temps pour nous de jeter le filet de l’autre côté. Il est temps de faire confiance en cette parole et de changer notre façon de faire. Nous qui nous sommes des professionnels de l’Eglise, ou avec beaucoup d’expériences, parce qu’il y a parmi nous des conseillers depuis de nombreuses années, parce qu’il y a parmi nous des pasteurs expérimentés. Oui nous sommes des professionnels et nous avons l’habitude de faire comme ça, et que cela fonctionne comme ça. Sauf que, chers amis, cela ne fonctionne plus. Cela ne fonctionne plus, car même s’il y a des lieux où 100 ou 150 personnes se retrouvent chaque dimanche pour le culte, il devrait y en avoir 1500 ou 3000. Pourquoi se contenter d’un petit nombre, alors que l’Evangile doit être partagé à tous, dans les rues, sur les chemins, dans des lieux improbables.

Chers amis, mettons-nous à l’écoute de cette parole qui nous invite à changer notre regard, à changer notre façon de faire, qui nous invite à avoir confiance. Peut-être que le rôle d’un conseil presbytéral, d’un synode, est en 1er de se mettre ensemble à l’écoute de la parole de Dieu, pour changer notre regard sur la façon de diriger l’Eglise, d’être en Eglise, de vivre l’Eglise pour que l’Evangile soit partagé dans toutes les directions qui s’ouvrent devant nous.

 

Je suis bien conscient que le changement est difficile.

 

Changer, signifie avancer, voir autrement. Et pour que notre regard et nos habitudes changent, il faut abandonner, arrêter, laisser de côté ce qui était le quotidien. Faire de la place pour que d’autres choses adviennent.

 

L’orgue n’est pas forcément utilisé à chaque culte. D’autres instruments apparaissent pour l’accompagnement des chants. Cela peut être difficile à vivre !

Il y a d’autres cantiques qui sont écrits, que nous ne connaissons pas et qu’on nous fait chanter. Cela peut être difficile à vivre !

 

Dans la paroisse arrivent des personnes qui ne sont pas du tout du sérail protestant, qui n’y connaissent rien à la foi protestante, voir même à la foi du tout. Des personnes qui n’ont pas la même culture, les mêmes intérêts, qui s’expriment différemment et du coup bousculent nos habitudes et nos convictions. Cela peut être difficile à vivre.

 

Les temples ne sont plus forcément utilisés, maintenant on va dans des salles le dimanche matin. Cela peut être difficile à vivre.

 

Il y a ces cultes où les enfants sont présents. Pourquoi n’ont-ils pas leur culte à part ? Pourquoi faudrait-il un culte inter générationnel chaque mois ? 1 fois par an cela suffit largement !

Un culte famille peut être difficile à vivre.

 

Et puis il y a nos enfants et petits-enfants qui ne sont pas présents dans l’Eglise. Cela est difficile à accepter et à vivre.

Il y a tous ces temples vides ! Comment faire pour que les gens reviennent les utiliser ? Et pour y faire quoi ? Ces murs silencieux sont difficiles à accepter et à vivre !

 

Mais le changement est aussi source de joie !

 

La musique qui accompagne les cultes peut mettre en route toutes les personnes qui jouent de la musique dans la paroisse. Un orchestre peut naître où chacun est accueilli selon son niveau.

L’orgue peut nous transporter en remettant à l’honneur des cantates de Bach par exemple, lors de cultes concerts, ouverts aux mélomanes. Et la musique nous réjouit !

 

La venue d’autres personnes qui cherchent l’évangile, qui ont soif de découvrir une parole qui les relève, qui sont heureuses de découvrir une famille spirituelle, offre une dynamique dans une vie paroissiale. L’autre comme un cadeau, est une joie à découvrir !

 

Des temples disponibles. Repères dans les villages, témoins d’un passé glorieux, ces lieux de cultes sont des occasions de réfléchir à un avenir pour la paroisse.

Faut-il garder ces temples et faire en sortent qu’ils vivent à nouveau ?

Faut-il s’en séparer parce qu’ils ne correspondent plus aux besoins actuels ?

Porter ensemble des réflexions qui prennent en compte le passé, le présent et l’avenir, sont une vraie ambition pour nous. Et parce que cela va vers la vie, cela nous réjouit !

 

Des familles avec des enfants ! Quelle joie. Notre vie d’Eglise a des difficultés bien souvent à leur faire de la place. Pourquoi nous ne mettons pas en place des façons de faire le culte où les plus jeunes sont pris en compte ?

Lorsque nos enfants et petit-enfants viennent nous voir, nous sommes heureux, et nous faisons en sorte de leur faire plaisir en préparant les plats qu’ils préfèrent et en leur donnant tout notre temps. Pourquoi dans l’Eglise, nous n’arrivons pas à leur faire plaisir en proposant la musique qu’ils préfèrent, un style de prédication qui les accroche, une organisation autre ?

Les jeunes ont soif d’échanger avec les anciens et de savoir pourquoi ces derniers sont des fidèles de l’Eglise. Osons allez vers eux, provoquons des rencontres, des échanges. Chers amis, quand les enfants et les familles sont présents, cela nous réjouit ! Sachons nous adapter et rire avec eux.

 

Alors oui, changeons notre regard, lançons le filet de l’autre côté et il sera plein à craquer. Regardons de l’autre côté ! Déplaçons notre regard ! Obéissons à cette invitation à faire autrement. Il ne suffit plus aujourd’hui de le penser fortement ; il faut le faire réellement.

Car chers amis qu’est-ce qui est le plus important ? Vivre l’Eglise que l’on veut et que l’on finance et qui répond à nos désirs propres ? Ou vivre et financer l’Eglise que le Seigneur veut et qui réponde à toutes les personnes qui cherchent le pardon, la vie ?

 

Vous n’êtes pas seuls.

 

J’aimerais aussi vous dire que le conseil régional est à vos côtés. Et moi en tant que président du conseil régional je suis particulièrement à vos côtés, les pasteurs, les présidents de conseils presbytéraux, les trésoriers, avec l’aide de Christian Lacroix, le trésorier régional, et vous, les délégués synodaux. Nous sommes à vos côtés pour réfléchir avec vous à déplacer notre regard ensemble, et donc à faire confiance au Seigneur, pour que l’Eglise aujourd’hui entre dans une dynamique missionnaire.

Oui cette période est difficile, mais je souhaite que la joie et l’espérance soient les socles qui nous accompagnent dans le quotidien, dans nos peurs, nos doutes, nos réticences.

Nous sommes en communion de prière les uns avec les autres.

 

Je vous souhaite de garder confiance. Je vous souhaite de la joie dans la vie de votre Eglise et dans les engagements que vous avez. Osons une Eglise joyeuse. Osons une Eglise créative. Osons une Eglise qui porte l’Evangile, osons la confiance. Que la prière soit notre respiration, que la Parole soit constructive, que le silence soit fécond.

 

Je vous remercie.  Jean-Luc Cremer.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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