COLLOQUE DE TOURS 7 AVRIL 2018

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Une histoire pour enfant d’abord…
(Un petit frère pas comme les autres, de Marie-Hélène Delval) Une histoire à l’intérieur d’une autre histoire. « Deux souris ont construit leur maison un jour de grand vent… Alors bien sûr, la maison est un peu de guingois. Souvent il faut mettre des piquets pour tenir les murs. A l’intérieur, les murs ne sont pas tout droit, il faut des cales sous les pieds de certains meubles.
Mais pour rien au monde les deux souris n’auraient changé de maison. Parce qu’elles l’avaient construite ensemble, et avec amour ! »

D’un texte à l’autre.
Ephésiens 5, 25…
Maris, aimez vos femmes comme… le Christ a aimé l’Eglise : il s’est livré lui-même pour elle, afin de la consacrer en la purifiant par le bain d’eau et la Parole, pour faire paraître devant lui l’Eglise glorieuse, sans tache, ni ride, ni rien de semblable, mais sainte et sans défaut.

1 Corinthiens 1…
Paul, apôtre de Jésus-Christ par appel, par la volonté de Dieu, et le frère Sosthène, à l’Eglise de Dieu qui est à Corinthe, à ceux qui ont été consacrés en Jésus-Christ et qui sont saints par appel, avec tous ceux qui, en tout lieu, invoquent le nom de notre Seigneur Jésus-Christ qui est leur Seigneur comme le nôtre : Grâce et paix de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus-Christ.

L’Eglise de Dieu

1) A l’Eglise de Dieu
- Paul écrit ainsi, il commence souvent ses lettres ainsi. A l’Eglise de Dieu qui est à … Qu’est-ce que cela signifie pour nous ? L’Eglise n’est pas mon Eglise, ce n’est pas notre Eglise (même si nous pouvons dire cela affectueusement), ce n’est l’Eglise de personne, sinon de Dieu.
Ce matin, je vous salue, vous qui venez de l’Eglise de Dieu qui est à Tours, qui est à Châtellerault, ceux de l’Eglise de Dieu qui est à Poitiers, à Moncoutant, à Vannes, à Royan, à Limoges…
L’Eglise protestante unie de France n’est pas MON Eglise. Ce n’est pas moi, ni vous, ni personne, qui décide de son avenir, même pas « la rue de Clichy »… mais Dieu seul.

Dieu est le Dieu de la vie. Il peut toujours faire naître la vie là où je ne la voyais pas, là où je ne l’attendais pas, là où même je croyais qu’il n’y en aurait plus jamais.
Le Dieu de Jésus-Christ est le Dieu de la vie. On ne peut pas l’enfermer. La pierre du tombeau a été roulée. Et la vie jaillit là où je n’y croyais plus.

- Si Dieu m’appelle à son service, avec vous, avec d’autres, ce n’est pas pour me charger d’un fardeau qui m’écraserait, ce n’est pas pour vous charger au-delà de vos forces. Vous connaissez ce verset « Venez à moi, vous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos. » Le service du Christ, s’il n’est pas toujours simple, ni toujours léger, ne nous est pas confié pour nous écraser.

Dans ce service, plus encore que dans tout autre, nous ne devons pas perdre de vue l’essentiel : la Bonne Nouvelle qui est au centre du message que nous portons. Si les difficultés de la tâche, les soucis, les conflits, nous font oublier la joie de l’Evangile, alors
il vaut mieux que nous allions ramasser des champignons !

- L’Eglise protestante unie de France n’est pas MON Eglise. C’est une partie de l’Eglise de Dieu. C’est lui qui décide comment il veut marcher avec nous. C’est à lui que nous devons remettre nos craintes, nos fardeaux et il nous déchargera. C’est à lui que nous devons remettre la direction de son Eglise. Et il nous conduira.

2) Saints par appel

- Pourquoi sommes-nous là aujourd’hui ? C’est parce qu’un jour nous avons été appelés. Nul mérite de notre part.
Si nous sommes saints, ce n’est pas pour notre propre gloire et par nos actions, mais l’action de Jésus-Christ.
L’engagement en Eglise implique de reconnaître que nous ne maîtrisons pas tout (et même, très peu de chose), que nous ne possédons rien et que nous sommes au service.
Sommes-nous capables de nous dire cela les uns aux autres, en paroisse ?
Sommes capables de remettre en question les activités, les responsabilités des uns et des autres, quand elles ne sont plus au service de l’Evangile, mais quand elles existent simplement pour faire plaisir à tel ou tel ?

- Nous sommes saints, c’est-à-dire choisis par Dieu. Chacun de nous. Bien sûr, on peut penser que Dieu s’est bien trompé quand il a appelé tel ou tel (ou moi…), mais alors quelle présomption !
Dieu a appelé ceux qui nous entourent. Cela peut provoquer chez nous beaucoup d’incompréhension, mais pourtant, c’est de la reconnaissance qu’il faudrait manifester.
Je rends grâce à Dieu pour chacun de vous, frères et sœurs, saints et consacrés.

3) Eglise sainte et sans défaut

On pourrait penser que l’Eglise que Paul décrit n’a rien à voir avec la nôtre. Et pourtant, quand on lit les lettres de Paul, on comprend que les Eglises auxquelles Paul écrit étaient loin d’être parfaites. Conflits, incompréhensions, discordes sont nombreuses.
Mais si nous lisons attentivement le texte, nous découvrons que c’est l’action du Christ qui fait paraître l’Eglise glorieuse, sans tache ni ride… Elle ne l’est pas en elle-même, mais elle est dans le regard du Christ. C’est son œuvre, son amour qui lui fait voir l’Eglise ainsi.

SI Christ voit ainsi l’Eglise sainte et sans tache, pourquoi ne la verrions nous pas ainsi ? Parce que notre regard n’est pas aussi aimant ? Alors apprenons… Apprenons à aimer l’Eglise de Dieu, celle dans laquelle il nous a appelés.

L’Eglise protestante unie de France, 5 ans déjà…

1) Une Eglise vieille et jeune

Chaque âge a ses chances et ses travers. Un âge avancé apporte l’expérience mais freine les changements. Un jeune âge apporte la fougue, l’enthousiasme mais peut faire preuve de maladresse, d’irréflexion.

Les Eglises luthériennes et réformées peuvent se targuer d’avoir 500 ans. La première Eglise luthérienne à Paris s’est réunie en 1635, l’Eglise réformée de France aurait eu 80 ans cette année, et l’Eglise protestante unie va fêter ses 5 ans.
Dans cette rencontre du grand âge et de la jeunesse, qu’est-ce qui va l’emporter ? Les bons ou les mauvais côtés ? Il serait très fâcheux qu’elle accumule les mauvais côtés de la vieillesse et de la jeunesse, sans en tirer aucun bénéfice !

- Le grand âge
Les freins sont nombreux : une histoire de résistance héroïque est un sérieux frein pour regarder le présent et l’avenir. Ceux-ci sont beaucoup moins gratifiants !

Des siècles de minorité persécutée nous ont appris à nous faire oublier. A force, l’invisibilité est devenue une seconde nature. Si bien que quand nous parlons « communication » on nous taxe d’orgueil. Pour vivre heureux, vivons cachés. A ce rythme-là, sans véritable mue consciente, la diminution de nos membres ne sera pas enraillée.
Malgré notre petitesse, nous sommes encore « trop importants » dans les terroirs protestants où le mythe d’un pasteur par village a la peau dure, même si ce n’est plus vrai depuis 50 ans.

L’histoire des paroisses, avec la nomination par Napoléon des notables de la ville dans les conseils presbytéraux, cette histoire a du mal à s’estomper dans certains endroits.
Pourtant, le critère de discernement pour choisir un conseiller presbytéral n’est pas sa feuille d’imposition, mais son amour pour le Seigneur et pour l’Eglise…

La force de l’habitude empêche les nouveaux venus de s’approcher.
On ne pense pas à indiquer où est l’entrée du temple, nos annonces parlent aux initiés, nous utilisons un langage patois de Canaan, le confort n’est pas notre préoccupation, la poussière fait partie de notre paysage et le chauffage est en option. Après, si les gens ont trouvé le lieu, l’heure du culte, et s’ils ont supporté les conditions moyenâgeuses du culte, ce sont des héros et des saints. Mais bien sûr, on ne peut pas remettre en question tout cela. C’est parfois plus important que l’Evangile !

Voilà quelques-uns des travers de notre Eglise, travers dus à son âge. Nous ne voyons plus les choses avec un regard neuf.

- Une Eglise jeune

En même temps, l’Eglise protestante unie a seulement 5 ans.
Deux composantes ont été mariées : luthériens et réformés.
Nous n’avons pas encore exploré ce que ce mariage pourrait avoir de mutuellement porteur.
Comment pouvons-nous être enrichis par l’autre ? C’est un chantier qui est encore devant
nous.

Nos paroisses se renouvellent. Nous accueillons des personnes qui n’ont aucune connaissance biblique, aucune culture biblique, aucune habitude de la vie de l’Eglise. C’est une grande chance, mais cela peut se révéler très compliqué. Comment accueillir ces nouveaux venus sans les contraindre à entrer dans un carcan inadapté, ni perdre ce qui fait notre spécificité ?
Accueillir des nouveaux, c’est formidable et c’est compliqué.

A son origine, elle a été baptisé sous le label « Eglise de témoins ». Le constat d’Eglise vieillissante était fait déjà depuis quelques années. Et de nombreuses propositions sont mises en avant pour que l’Eglise réussisse sa conversion en Eglise de témoin.

 

Aumônerie par Agnès PASCARAULT – TILAKARATHNE, pasteure à Blois
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Emmanuelle SEYBOLDT, pasteure, Présidente du Conseil National de
l’ Église protestante unie de France

 

Emmanuelle SEYBOLDT, pasteure, Présidente du Conseil National de
l’ Église protestante unie de France

 

 

Une conversion, c’est toujours très perturbant. Comment tenir (c’est le même paradoxe que celui du ministère pastoral) comment tenir et prendre soin des plus âgés (et ce n’est pas une question d’âge…) tout en proposant une véritable mue en Eglise de témoins.Voilà le défi central, numéro un, fondamental qui est entre nos mains, entre vos mains : prendre soin tout en déplaçant. Bousculer avec amour. Perturber avec affection. Interpeller avec délicatesse.

Voilà le défi. Et ce défi me fait peur parfois, quand je suis un peu fatiguée et que j’oublie de faire complètement confiance. Cette peur n’est pas justifiée. Notre avenir est dans les mains de Dieu, et lui sait ce qu’il veut pour son Eglise. Il suffit de s’en remettre à Lui…

2) La lecture de la Bible
Les protestants ne lisent plus la Bible
Ni en famille, ni personnellement, ni même en Eglise. A part le texte biblique écouté le dimanche, pour ceux qui vont au culte.

Mais comment peut-on nourrir sa foi sans cette lecture quotidienne ?
Pas de synode sur ce thème, mais plutôt proposer des nombreuses pistes de réflexion pour remettre la Bible au centre de notre vie d’Eglise.
Ce travail va prendre plusieurs années, il ne faudra peut-être même jamais l’arrêter !

3) La jeunesse

La Jeunesse est le présent de l’Eglise. Un synode s’est tenu sur ce sujet en 2011. Toutes les impulsions de ce synode n’ont pas encore été mises en œuvre.


4) Les échéances synodales

SN 2018 : Vivre d’un appel (Eglise de témoins, oui mais redisons-nous ce qu’est l’Eglise, et l’Eglise dans une société dispersée…)
C’est aussi, de mon point de vue, reprendre conscience de ce parcours de la reconnaissance.
Nous vivons souvent l’Eglise comme un fardeau. Je fais le pari que nous pouvons la vivre comme une chance magnifique et un superbe cadeau.

SR 2018 / SN 2019 : révision des textes de référence

SR 2019 / SN 2020 : Ecologie et justice (formulation non définitive !)

SR 2020 / SN 2021 : Les ministères, leur variété, leur appel, leur reconnaissance, leur
formation, leur accompagnement

SR 2021 / SN 2022 : La formation des ministres

Notes pour une présentation orale
Emmanuelle Seyboldt

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Les 10 commandements pour l’accueil des jeunes dans l’Eglise

 

 

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« Vos enfants prophétiseront,
vos anciens auront des rêves ! » (Joël 3,1)

 Construire l’Église au rythme des âges de la vie

Depuis 2004, les synodes régionaux et nationaux travaillent sur l'aspect intergénérationnel de notre Église.


Le synode national d'Orléans 20111 de l’Eglise Réformée de France s’inscrivait dans cette perspective avec pour titre du synode :
« Vos enfants prophétiseront, vos anciens auront des rêves ! », construire l’Eglise au rythme
des âges de la vie.


Pour pouvoir « prophétiser » nous avons besoin d’entendre d’abord une parole d’en haut. Sinon, ce ne sont que des paroles dans l’air ! Il y va de même de nos rêves…


Et pourtant, par ce thème, avec l’aide de l’Esprit de Dieu, nous sommes bien invités à rêver l'Eglise d'aujourd'hui et demain !


Depuis plusieurs années, la question de la jeunesse se pose régulièrement comme un enjeu majeur de notre Eglise. L'élan formidable des « Grand KIFF » et aussi les acteurs jeunesse2 de notre Eglise confirment l’importance de ce travail synodal de 2011.


Comme l’ont rappelé les rapporteurs de ce sujet synodal : « une Eglise qui mettra la priorité sur ces orientations dans son projet de vie, même si actuellement il n'y a pas de jeunes, verra arriver la dynamique familiale, le lien intergénérationnel. C'est l'expérience que beaucoup d'Eglises ont pu faire. »

Les textes qui ont été ainsi adoptés par le synode sont pratiques, c’est pourquoi ils sont repris ici dans les 10 points d’orientation aux Eglises et pasteurs.


Ils sont à recevoir comme un encouragement à l’action positive qui se déclinera différemment dans chaque contexte local et d’ensemble.

 

En privilégiant le soutien à des projets pouvant être menés par de petites équipes de quelques jeunes (comme oncours vidéo, voyage, action de solidarité ponctuelle, expo photos, retraite spirituelles…) s’inscrivant dans le projet de vie de l’Eglise en profitant de l’apport des diverses générations et du savoir-faire des mouvements de jeunesse.)


Décider d'encadrer un groupe de jeune de la paroisse est un ministère formidable dans l'Eglise. Il n'est pas exclusivement réservé à ceux qui ont des talents d'animateurs reconnus. Avant tout il faut prendre cette décision avec joie et s'élancer dans l'aventure, que le groupe soit constitué de 2 ou 3 jeunes, ou de 50 ou même plus de jeunes. Un faible nombre ne signifie pas qu'il faut négliger les jeunes de la paroisse. Marcher déjà avec ceux qui sont là avant de courir ! Et avant de marcher, il faut aussi accepter de tomber parfois ! On peut se décourager avant même de démarrer : « mais chez nous, il n’y a pas de jeunes ! » Ce n’est cependant pas toujours
vrai – parfois on ne les voit pas simplement parce qu’on ne leur propose rien.


L'aventure commence donc par faire (régulièrement) le point et se poser des bonnes questions1 qui éviteront les découragements et les déconvenues.


 Quelle est notre situation actuelle ? D’où est-ce que nous partons ?

 

Qui sont les responsables de la dynamique jeunesse locale ?

 

Qui accompagne les jeunes à chaque rencontre et qui en est de fait l'animateur2 ?

 

Qu’est-ce qui anime et motive ces responsables ? Si les responsables sont passionnés par
un projet, les jeunes bien souvent suivront à condition qu’on écoute ce que les jeunes ont aussi
envie de vivre dans le cadre du groupe ainsi constitué.

 

 Quel projet spirituel ? Un groupe de jeune dans l'Eglise n'est pas juste une association
sociale, mais une communauté rassemblée autour du Christ. Comment relier une spiritualité
vivante à ce projet ?


Comment notre projet aidera-t-il les jeunes à devenir une communauté ensemble et non
juste un groupe d’individus ? Ce projet doit prendre en compte par exemple le lien avec les
catéchumènes. En effet le passage entre ce temps de catéchuménat et le groupe de jeune est un
enjeu important pour penser la dynamique jeunesse. Il en est de même du passage du groupe de
jeunes à un temps d’études ou d’entrée dans la vie professionnelle que cela soit localement ou
dans une autre ville.


Les enfants et les jeunes sont aussi des paroissiens
et le temple est aussi leur lieu.
Ils y ont leur place.
C’est aussi leur maison.


Cela peut paraître symbolique, mais c’est une bonne déclaration d’intention qui parle haut et fort !

Penser à définir le montant de la ligne avec le conseil presbytéral et les acteurs jeunesse.
Cette ligne budgétaire prendra en compte :


  l'achat de renouvellement de matériel pédagogique


 le remboursement des frais des acteurs jeunesse bénévoles. (Kms, boissons...)


 la constitution et le remplacement d'une pharmacie


 les outils de communication : publicité dans les journaux ecclésiaux, production de matériels de communication (affiches, tracts, livrets, brochures…)


 la solidarité collective et l'offre de tarifs réduits

 

Comme il y a un responsable bâtiment, liturgie, culte, etc., il est important d’avoir également au sein du conseil presbytéral un responsable coordinateur de l’animation jeunesse locale. Ce conseiller presbytéral pourra avoir
pour fonction, par exemple, de :


 Se porter garant de l'insertion des jeunes dans l'église : il garde le souci constant d'une Eglise avec les jeunes. Ce conseiller presbytéral est donc celui qui a le souci auprès du Conseil presbytéral de la place que l’on donne aux post-catéchumènes de la paroisse dans tout projet qui est ainsi mis en œuvre.

 

 Servir de relais entre le conseil presbytéral et les acteurs jeunesse : il relaie les besoins en subventions, en achat de matériel auprès du conseil presbytéral et argumente ses besoins ; il relaie aussi les préoccupations et rientations du conseil presbytéral auprès des acteurs jeunesse ; il accompagne les acteurs jeunesse et animateurs.

 

 Créer des liens entre la jeunesse et les autres dimensions de l'Église : il met en lien la jeunesse avec les autres activités de l'Église - cultuelles, diaconales, culturelles, catéchétiques… en faveur des actions communes.

 

 Il est une force de proposition pour le projet pédagogique : il fait des propositions, avec l'aide du conseil resbytéral et des acteurs jeunesse, pour construire, faire évoluer le projet de vie jeunesse.

 

 

À chaque lieu, chaque communauté de créer son projet avec ses moyens et l’aide des mouvements qui l'entourent. Les éclaireuses et éclaireurs unionistes de France (EEUdF) cherchent à nouer le contact avec des paroisses par le développement de nouvelles unités. La Fédération d’entraide protestante (FEP) peut conseiller par rapport aux associations diaconales avec qui monter des projets. Le service protestant de mission (Défap) facilite des partenariats avec des pays du sud mais aussi les Eglises de la CEVAA …


 Connaissez-vous ce qui existe autour de vous : structures, mouvements, camps, projets ?


 Les avez-vous déjà rencontrés, invités ? découvrez par exemple une proposition de rencontre entre le conseil presbytéral et les Eclaireuses et Eclaireurs unionistes de France.


Qu’est-ce qui se fait dans les autres paroisses du consistoire, ou dans d’autres Eglises à proximité ? Y a-t-il des projets à mener ensemble ?


 Avez-vous songé aux liens possibles avec ce qui existe dans la paroisse et à encourager les initiatives régionales ou nationales ?

Il ne s’agit pas ici de faire un culte « jeune » chaque dimanche, ni de faire une prédication simpliste, mais de penser le culte de manière inclusive pour tous.


Voici quelques idées pour élargir l’horizon :


 Prévoir dans sa liturgie un temps de prière où la jeunesse n’est pas oubliée, par exemple :


 Prier pour les jeunes dans la prière d’intercession, ceux de nos familles et ceux des familles éloignées de la paroisse.


 Penser à utiliser, dans la liturgie, des prières écrites pour/par des enfants1


 Utiliser ou réutiliser des prières écrites par les jeunes ou les enfants lors de week-end ou de temps forts.


 Un temps de message pour les enfants de façon systématique. Quelques idées sur le site des éditions Passiflores.


 Dans les annonces penser à mentionner et publiciser les rencontres des jeunes et des enfants.

 

 Inviter un animateur jeunesse, un responsable d’un mouvement de jeunes à venir présider le culte.

 

 Demander à des jeunes qui ont participé à un rassemblement jeunesse ou à une expérience dans le cadre de l’Eglise de venir la raconter au culte.


 Choisir d’apprendre un chant écrit lors des 10 dernières années de temps en temps au début d’un culte.


 Demander à des jeunes qui apprennent à jouer d’un instrument de musique de venir accompagner les chants au culte ou de venir faire un morceau de musique après la prédication ou à un autre moment.


 Organiser une garderie pendant le culte ou un temps d’éveil à la foi.


 Mettre en place un tapis de jeu dans un coin du temple avec livres et jouets où les enfants peuvent aller librement pendant le culte.

 


Un « coin » du temple, ce n’est pas forcément au « fond » du temple pour espérer moins les entendre ou pour être le moins dérangé par leur présence.


Au contraire, penser la « place » des enfants au culte, ce n’est pas que leur raconter une petite histoire avant de les renvoyer à leurs coloriages ou à leurs jouets. C’est aussi leur donner une place physique et matérielle. Les inclure quel que soit le « coin » choisi sous le regard bienveillant des adultes ne peut qu’avoir du bon : moins de bruits ou de chahut, une inclusion réelle dans la communauté et le temps du culte, d’avantage de dialogue possible avec eux
pendant le culte.
Alors, pourquoi ne pas supprimer deux ou trois rangés de bancs (ou de chaises) devant et leur réserver cet espace-là ?
Et pour qu’ils aient plaisir à y venir et y revenir, il est primordial de faire de cet endroit un lieu paisible et chaleureux avec un ou des tapis suffisamment grand, coussins en nombre, table et chaises pour enfants avec des jeux non bruyants ...


 Faire un culte jeune ou famille2 une fois par mois, destiné à tous, mais où les chants, la liturgie son audibles pour les moins de 20 ans.
liliturgie liturgie3 et la prédication sont audibles pour les moins de 20 ans.

 

 

 

Dans un premier temps, il s’agit d’informer les jeunes et leurs familles des offres existantes.
Ces structures existantes qui organisent depuis des années des camps peuvent ensuite être des soutiens précieux dans l'organisation de nouvelles initiatives comme celle de la réalisation d'un camp dans le cadre paroissial ou consistorial. Les exigences de directeur et d'animateur diplômé1 ainsi que les différentes démarches administratives2 de déclaration d'un camp rebutent certaines communautés à organiser au final leur camp. Par le biais d'associations comme la Ligue pour la Lecture de la Bible, les Baladins, ou encore le Service protestant de mission (Défap), certaines paroisses ont trouvé le soutien logistique, administratif et même des moyens humains pour l'organisation de leur camp.
Pour encourager l’engagement individuel des jeunes de 16 à 25 ans, il existe depuis 2010 une nouvelle forme d’engagement volontaire : le service civique. L’Etat incite des jeunes à s’engager dans une mission d’intérêt général, pendant 6 à 12 mois, en contrepartie d’une indemnité et d’une reconnaissance de l’expérience. Ce temps d’enrichissement personnel est une opportunité de vivre de nouvelles expériences vers un engagement professionnel, un tremplin vers l’autonomie financière, une occasion de prendre part à l’action, de s’ouvrir à d’autres… de donner du sens à sa vie. La Fédération de l’Entraide protestante (FEP) a entrepris de faire le lien entre les associations et les candidats au service civique afin de proposer des engagements les candidats au service civique afin de proposer service civique leur proposer des engagements de valeur et de sens.


Pour mieux communiquer…


 Penser à réunir les informations concernant différents camps d’été proposés aux jeunes par des associations (Baladins, Ligue pour la Lecture de la Bible, EEUdF, UCJG… des camps proposés par d’autres paroisses, par le consistoire ou la région…) et les mettre à disposition des jeunes et des parents. Une aide financière peut aussi être proposée par l’entraide pour faciliter la participation de certains jeunes.


 Des rassemblements régionaux ou nationaux peuvent permettre aux jeunes de trouver un élan absent du niveau local, faute de moyens ou de personnes. Leur enthousiasme peut ensuite être contagieux, mais pour qu’ils y participent, parfois il faut encourager activement !


 Cibler un événement en particulier pour créer une dynamique particulière. Identifier un ou plusieurs adultes qui pourront y participer à côté des jeunes comme accompagnateurs. Ces adultes pourront aider à constituer le groupe.


 Afficher au fond du temple ou dans les locaux paroissiaux des affiches d’événements qui peuvent toucher la jeunesse mais aussi ne pas oublier de mettre des liens sur le site internet ou sur la page Facebook de la paroisse.


 Annoncer des événements pour jeunes dans le bulletin paroissial. Mais penser également à solliciter et publier des témoignages de jeunes après coup (parfois sous forme d’interview et photos tout simplement). Un tel article non seulement valorisera la parole des jeunes, mais sensibilisera également les paroissiens à la dimension jeunesse de l’Eglise.


 Exploiter toutes les nouvelles formes de communication, notamment les réseaux sociaux (Facebook, etc). Les rassemblements régionaux ou nationaux y ont souvent leur page et c’est un moyen facile de créer une dynamique chez les jeunes au-delà des limites de la paroisse.

 N’oubliez pas d’annoncer aux jeunes que l’Eglise protestante unie de France offre des aides financières à ceux qui participent à des stages BAFA ou BAFD3. Quelques outils intéressants pour accompagner un séjour de solidarité « Partir pour être solidaires ? » RITIMO 2007 (réédition en 2013), « Un visa pour le voyage » du CCFD….. CCFDCCFD.

 

 

Ne pas faire peser sur les jeunes
le coût de leurs activités
en leur demandant de financer
entièrement leur projet


 Définir une politique de solidarité collective pour permettre aux jeunes de participer à toutes les activités de l'Église, en particulier les activités jeunesse et les week-ends, camps. Que cette solidarité collective se traduise par un tarif spécial sans recours à l'association d'entraide, celle-ci pouvant compléter cette aide au cas par cas.


 Faire appel aux solidarités individuelles pour les familles qui peuvent donner plus. Ces solidarités individuelles s'expriment également par le tarif solidaire. Elles complètent la solidarité collective.


 Sur des projets précis, proposer un système de parrainage entre « jeunes » et « vieux » dans la paroisse : les anciens contribuent financièrement et prient pour le projet, les jeunes les tiennent informés et font une présentation une fois le projet terminé. Certains groupes organisent aussi pendant l’année qui précède leur camp qui a terminé. Certains groupes organisent aussi pendant l’année qui précède leur camp qui a besoin de financement des petits éjeuners une fois par mois le dimanche avant le culte. Ce rendez-vous mensuel permet de présenter l’avancée du projet, de mieux se connaitre entre génération et de récolter quelques euros de dons non négligeables pour boucler le budget du camp.


 Encourager des jeunes à faire une formation BAFA1 mais aussi BAFD pour lesquelles une aide financière est proposée par le Pôle national jeunesse de l’EPUdF.

 

Selon un rapport sur « l’engagement bénévole des jeunes » fait par France Bénévolat en 20081, les structures qui favorisent l’engagement des jeunes sont marquées par :


 Une ambiance conviviale et festive


 Une formulation claire du projet commun


 Une place significative des jeunes dans les instances


 La pratique de l’accompagnement positif de la part des seniors


 Le droit à l’erreur et la valorisation des projets réussis

 


Ce rapport recommande cinq éléments à mettre en avant :


 Partir des désirs (activités, événements, intérêts) des jeunes


 Respecter les rythmes sociaux des jeunes


 Identifier des projets spécifiques où les jeunes peuvent s’impliquer à leur manière


 Favoriser la coopération intergénérationnelle, les compétences acquises, s’en saisir. s’ens’saisir…


 

 

Mettre en place un groupe de partage à partir des jeunes parents qui font une demande de baptême pour leur(s) enfant(s)


Ce groupe peut aborder des questions qui touchent directement la vie des familles, d’un point de vue chrétien (ex: les rôle des parents dans l’éducation des enfants, le baptême, les grandes questions des tous petits, liberté et responsabilité, prier en famille, le sens de l’Eglise... )


On pourra pour ce faire mettre en place / adapter le contenu d’un parcours alpha particulièrement centré sur la question parentale.


 Proposer une fois par an un culte pour renouveler les engagements du baptême.


C’est l’occasion de fortifier le lien avec des familles et de prier ensemble dans le sens des engagements du baptême.

IDEE + :


 Inviter personnellement les familles de baptisés


  Veiller à ce que le culte soit joyeux et festif


 Un repas peut être organisé à l’issue du culte


 Prendre l’habitude de prier régulièrement au conseil presbytéral pour les familles On peut prendre la liste des membres ou le fichier de la paroisse, et nommer plusieurs personnes dans la prière chaque fois en fonction du contexte ou des besoins particuliers.


Organiser un week-end par an avec une paroisse voisine, ou autre lieu de rencontre entre jeunes familles


Prendre une thématique parlant à ce type de personnes.


Privilégier la convivialité.


 Proposer un temps fort par mois.


Par exemple, un dimanche par mois, organiser une journée autour du culte, d’un repas et d’une animation l’après-midi avec toutes les tranches d’âge de la paroisse sur le même thème1 que votre animation école biblique ou KT. Le thème peut être développé au culte2, puis travaillé en différents groupes l’après-midi. Tous se retrouvent à la fin de la journée pour partager les fruits de chacun des groupes.


 Organiser une journée autour d’ateliers créatifs


A partir de textes bibliques, avec des intervenants artistes (peintre, musicien, poètes etc...) et réaliser une petite exposition des œuvres produites.

IDEE +:


Préparer les fêtes « autrement »: chaque mois de l’année peut être l’occasion d’une fête plus ou moins connue (janvier: Epiphanie, février: Mardi gras, Cendres, début du Carême, Mars: Rameaux, Avril: Pâques, Mai/Juin: Ascension, Pentecôte ....). On peut imaginer une revisitation artistique de chacune d’entres elles.

 Pour l’Avent : une ou plusieurs journées pour confectionner des calendriers de l’Avent, sur
un même modèle, et prévoir avant le début de l’Avent une expo-vente dans le temple avec
goûter, musique, et panneaux explicatifs sur la signification l’Avent.

Pour Noël : bon nombre d’animations existe déjà. En paroisse, Noël se prépare souvent
avec les enfants catéchisés, les groupes de jeunes, les chorales... Chacun dans sa tranche
d’âge. En matière d’ateliers créatifs en famille, il y a cependant de quoi faire. Une belle
occasion de revisiter les textes de la nativité avec des intervenants artistes.

 Pour Pâques : Confection d’œufs de Pâques (peinture, gravure, collage...) et expo-vente.

 

 

 

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COLLOQUE TOURS 07-04-2018

La réglementation évolue chaque jour, y compris celle relative aux associations, les cultuelles ne faisant pas exception ; aujourd’hui je voudrais insister –ou plutôt réinsister sur 4 points particuliers dont certains ont été déjà présentés au synode régional de l’an passé mais qu’il n’est pas inutile de bien enregistrer.
le contrôle des comptabilités
 le contrôle des reçus fiscaux
 la protection des données informatiques individuelles
 la révision des comptes.

Évolutions de la réglementation (F. Moreau)

1 Contrôle des comptabilités informatisées :

Comme je vous l’ai déjà rappelé plusieurs fois, la comptabilité d’une association cultuelle peut-être vérifiée par les services fiscaux. Pour ce faire, depuis le 1ier janvier 2014, l’administration peut demander à l’association de lui présenter un fichier des écritures comptables en conformité aux règles de certification des logiciels comptables.

Ceci signifie que toutes les comptabilités tenues sur Excell ou tout autre tableur- et il en existe encore- n’est plus présentable ; soit la comptabilité est tenue à la gomme et au crayon sur des cahiers, soit elle est enregistrée conformément à la loi ; toutes les personnes utilisant Logeas V8 et bientôt V 9 sont tranquilles.

Mais depuis le 31 décembre 2016 une nouvelle procédure de vérification a été mise en place : le contrôle fiscal à distance est créé pour toutes les comptabilités informatisées ; dans ce cas, l’association doit transmettre une copie du fichier de ses écritures comptables sous forme dématérialisée et normalisée. Attention donc, de bien respecter cette règle du logiciel certifié.

2 Contrôle des reçus fiscaux :

Vous venez d’approuver en assemblée générale vos comptes arrêtés à la fin 2017. Le trésorier n’a pas manqué d’établir des reçus fiscaux donnant droit à un abattement d’impôt sur le revenu égal à 66 % de la somme versée. Depuis les 1ier janvier 2017, les services fiscaux peuvent venir sur place pour vérifier que les montants figurant sur les reçus fiscaux délivrés correspondent bien aux montants des dons et
versements effectués ; un délais de conservation des documents est obligatoire pendant 6 ans à compter de la date à laquelle le reçu a été établi.

Nous ne pouvons que vous inciter à être extrêmement rigoureux sur ces émissions de reçus car les conséquences d’une non conformité pourraient aller jusqu’à la dénonciation du caractère cultuel de l’association et ce qui en découlerait.

Vous veillerez bien à établir en conseil presbytéral qui est autorisé à engager des frais pour l’association et que les personnes ayant réglé avec leurs fonds personnels se fassent bien rembourser, libre à elles de faire ensuite un don. Les règlements par compensation sont certes légaux mais dans le cadre des associations ils nécessitent un formalisme que nous sommes loin de respecter.

3-Protection des données informatiques individuelles

LOGEAS : nouvelle version en ligne : V 9 (A.M. Diamant-Berger)

Regale au service des conseillers presbytéraux (G. de Clermont)

Un rappel : le règlement général sur la protection des données informatiques est applicable dès le 25 mai 2018 ; cela signifie en clair, que, en théorie, dès ce jour là chaque A.C. devient responsable au regard des autorités de contrôle de la conformité du traitement des données à caractère personnel. L’autorité compétente française est la CNIL (commission nationale informatique et liberté).

Que va proposer l’Union nationale à la CNIL? D’une part d’être son interlocutrice par l’intermédiaire d’un délégué national à la protection des données ; c’est le tout prochain synode national de Lezay qui va désigner ce délégué. Puis, courant 2019, seront définies les responsabilités entre l’Union nationale et les associations cultuelles.

Néanmoins, dès aujourd’hui, il est rappelé que cette co-responsabilité nationale-locale engage les conseils presbytéraux ; les premiers concernés sont les ministres présidents et utilisateurs des différents fichiers qui se promènent au sein de paroisses ; mettez au minimum un code d’accès/mot de passe à vos ordinateurs ; plus de fichiers sur clefs USB ouvertes !

Nul ne pouvant être inscrit sur un fichier sans avoir donné positivement son accord, ce règlement va aussi être l’occasion d’adresser à toutes les personnes inscrites un courrier avec enveloppe de retour, demandant leur accord. Encore une occasion de se poser des questions sur la façon de gérer nos fichiers.

4-Révision

La constitution de l’Eglise protestante unie de France (dans son règlement d’application- article 17) prévoit une procédure annuelle obligatoire de révision des comptes de chaque association cultuelle ; le réviseur, qui n’est pas un ‘commissaire aux comptes’, établit pour le conseil presbytéral, un rapport écrit dans lequel il peut porter, avant l’arrêté des comptes, des observations d’amélioration ou-rarement- de non conformité; ce rapport est destiné à être porté à la connaissance de l’assemblée générale statuant sur les comptes.

Premiers éléments financiers régionaux 2017, 
projet de budget 2019 (C.Lacroix)

Quelques remarques d’anomalies relevées au moins 2 fois lors de révisions
effectuées :
voiture de service sans carnet de bord
 frais de déplacement remboursés sans justificatifs
 président de C P assurant de fait la trésorerie
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Publié le 28 avril 2018

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