Note sur Santeclair

Chers amis,

La décision de rejoindre le réseau Santéclair, approuvée par la Commission des finances du 28 novembre, puis par le Conseil national le 6 décembre 2015, suscite un certain nombre de questions et d’inquiétudes compréhensibles.

Il nous paraît important, pour y faire écho, de veiller à ce que les responsabilités respectives de chacune des parties impliquées dans le dispositif –pouvoirs publics, réseau Santéclair, courtier d’assurance Servyr, mutuelle Saint-Christophe et sa plateforme technique Helium- soient bien identifiées.

Il est certain que, d'une manière générale, les praticiens sont contrariés par ce type de regroupement, pour souvent les mêmes raisons qui les font s’opposer à la réforme de Marissol Touraine :

* cela tasse leurs revenus ;

* la généralisation du tiers payant les inonde de paperasserie supplémentaire ;

* cela leur pose des soucis de trésorerie, car les caisses paient (beaucoup) plus tard que le client en direct

* ils s’inquiètent des évolutions du dispositif de sécurité qui renforce le poids des mutuelles, donc du « privé »

Politique publique

A la base du dispositif, il y a un souci constant et de plus en plus prégnant des pouvoirs publics de « contrôler les dépenses de santé » ; la mise en place du « contrat d’accès aux soins » (« proposé » par le Ministère de la santé aux médecins), d’outils d’élaboration et de contrôle de devis, la mise en place du concept de « contrat responsable » au niveau des complémentaires (« mutuelles »), la généralisation du tiers payant répondent à cette préoccupation. La nécessité d’adhérer à ce type de réseau -sous peine sinon de connaître une inflation considérable des coûts d’adhésion à la mutuelle- correspond donc à un objectif de politique publique. Bon gré, mal gré, nous devons nous situer dans cet environnement et nous y adapter

Le courtier en assurance

C’est notre courtier en assurances -Servyr-, qui est c’est vrai en lien étroit avec notre mutuelle Helium, qui nous a alerté sur la nécessité, pour répondre à cette préoccupation des pouvoirs publics, de proposer l’adhésion à un réseau ; sur la base d’un « cahier des charges » précis que nous lui avions adressé, il a recommandé Santéclair pour cette principale raison précisément que ses domaines d’intervention sont limités à l’optique, le dentaire, les soins audioprothétiques, la chirurgie réfractive et diététique (et pas du tout, par exemple, sur la médecine générale) ; c’est donc le réseau qui limite le moins le choix du patient.

Notre mutuelle

Notre mutuelle, la Mutuelle Saint-Christophe, qui a confié la gestion de notre contrat à Helium, n’est absolument pas rattachée à Santéclair, sans aucune démarche de volonté de « captation » du client à prix coutant pour ensuite lui délivrer un service de bas niveau. Les conditions de notre mutuelle demeurent les mêmes, et l’adhésion à Santéclair ne change rien aux garanties proposées qui restent discutées entre la mutuelle et l’EPUdF.

Le réseau choisi

Santéclair est une société filiale de plusieurs complémentaires santé (Allianz, Maaf-MMA, IPECA Prévoyance et la Mutuelle Générale de Police) et intervient pour plus de 8,5 millions de bénéficiaires (exemple d’entreprise adhérente : Air France). Si Santéclair ne donnait pas satisfaction à l’avenir, cela ne remet pas en cause notre contrat avec la mutuelle : on retournera voir le courtier pour éventuellement en changer, sans que ce changement modifie en quoi que ce soit les garanties du contrat de l’EPUdF.

En résumé, le dispositif d’adhésion à un réseau nous est de facto imposé ; le choix de Santéclair a été fait sur la base d’un cahier des charges précis de l’EPUdF ; il est le moins restrictif de la liberté du patient et préserve notre liberté de choix, dans la limite des conditions du marché.

Nous en sommes là aujourd’hui !