Newsletter œcuménique d'avril 2019

Lettre trimestrielle d’informations du Service des Relations avec les Églises Chrétiennes

Chers frères et soeurs, chers collègues,

C’est avec cette proclamation de Pâques dans l’Evangile de Marc que nous vous adressons cette deuxième newsletter commune :
« Vous cherchez Jésus de Nazareth, le crucifié : Il a été ressuscité, il n’est pas ici…mais allez dire à ses disciples et à Pierre : Il vous précède en Galilée ; c’est là que vous le verrez, comme il vous l’a dit » (Marc 16, 6-7)
Une seule phrase qui bouleverse tout, une affirmation : « il a été ressuscité, il n’est pas ici ». Cette affirmation suffit. Pas de pourquoi, pas de comment. La foi n’est pas de l’ordre de la démonstration, du voir, il s’agit d’une parole à entendre et à recevoir pour soi-même comme vraie.
Cette affirmation suffit pour faire basculer notre vie parce que désormais :
- L’espérance dans notre quotidien prend du sens, un contenu et une orientation
- Notre avenir ne s’arrête pas à notre compréhension, à notre vision mais s’arrime à celui de Dieu
- Notre vie se déploie et s’enracine dans de nouveaux repères, de nouvelles perspectives : le chemin est celui de Jésus lui-même.
Il est vivant. Il nous précède.
La résurrection se caractérise d’abord par l’absence de Jésus : « il n’est pas ici »
Le tombeau est vide, il va falloir le chercher ailleurs…c’est le début de la conversion -étymologiquement : se retourner- parce que Jésus n’est pas du côté de la mort même s’il l’a traversée, justement parce qu’il l’a traversée.
Jésus n’est pas du côté de la désespérance, de l’échec, même si humainement sa crucifixion ne dit pas autre chose : il a été trahi par l’un des siens, traité comme un malfaiteur, rejeté et méprisé comme un maudit. Jésus a vécu cette extrême violence et pourtant il n’est pas de ce côté-là.
Dieu n’est pas en notre possession. Il nous échappera toujours au sens où personne ne peut l’enfermer dans des discours, des doctrines, des institutions.
Dieu est plus grand que ce que nous percevons et comprenons ; sa Parole nous touche, nous atteint, nous bouscule et nous déplace, et en même temps elle nous dépasse et nous déborde toujours.
Jésus ouvre la voie, marche devant et se donne à voir.
Comme les disciples n’ont pas compris au moment où Jésus leur a dit, il nous arrive de ne rien comprendre, de ne rien voir, aucun avenir que le pâle reflet de ce que nous sommes et de ce que nous vivons.
Dieu ne nous enferme pas dans notre faiblesse, notre ignorance, notre incompréhension, il nous donne sa parole pour qu’elle devienne puissance de vie
« Comme il vous l’a dit » et il nous le dira autant de fois que cela sera nécessaire. Il nous entraîne vers la vie véritable qui nous accomplit dans notre humanité.
Jésus nous attend, le rendez-vous est donné.
C’est lui qui indique le chemin, qui ouvre la voie comme un guide
Il s’agit de se mettre en route pour le rejoindre au lieu fixé.
Il ne nous attend pas ailleurs que là où nous vivons, il nous précède au coeur même de notre réalité, dans nos villes, nos maisons, notre travail…
Et s’il nous précède, c’est que des résurrections nous attendent dans notre Galilée.
Ce mouvement n’est pas en lui-même, il est tout orienté à la fois vers Christ « il vous précède » et vers les autres, mes frères, mes soeurs « allez dire aux autres disciples et à Pierre» : l’urgent maintenant est que d’autres entendent cette bonne nouvelle, l’urgent maintenant est que d’autres entrent dans cette vie nouvelle, la vie en Dieu.
Proclamer d’une même voix cette bonne nouvelle dans un monde où les sociétés sont émiettées, où les démocraties sont menacées face à la montée des populismes est notre espérance, notre force et notre joie.
                                                                                                            Pasteure Anne-Laure Danet et Père Emmanuel Gougaud

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Publié le 25 avril 2019

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