Paris dans l'histoire du protestantisme

Les grands lieux et moments de l'histoire du protestantisme à Paris.
À l’aube de la Renaissance, au début du XVIe siècle, Paris a vu naître les idées de la Réforme en France, notamment dans l’abbaye de Saint-Germain-des-Prés. C’est dans la capitale que l’Église réformée s’est donnée son organisation, en tenant secrètement, au Pré-au-Clercs, son premier synode national.
Au XIXe siècle
Dans le cadre du Concordat napoléonien de 1802 instituant des "Églises consistoriales" réformées et luthériennes, des églises désaffectées furent attribuées aux protestants : les Réformés reçurent l'Oratoire du Louvre, construit en 1621 par Lemercier pour les Oratoriens de Bérulle. Puis, près de la Bastille, l'ancienne église des Visitandines, avec sa coupole de Mansard (1631), donna son nom à l'église réformée Sainte-Marie. L'ancienne église des Bernardines, construite au XVIIle siècle par Pierre Constant d'Ivry, n'échut aux Réformés qu'en 1846, car elle abritait un magasin à fourrages de l'armée : c'est l'église de Pentemont, au 106, rue de Grenelle, dans le 7e arrondissement. Les luthériens reçurent la jouissance de l’église des Billettes rue des Archives, proche de l’Hôtel de Ville de Paris. Elle possède l’unique cloître médiéval subsistant à Paris. Il accueille les visiteurs et présente des expositions. Sous le second Empire, l’Etat édifia l’église réformée du Saint-Esprit, rue Roquépine, pour faire pendant à Saint-Augustin, mais dans une rue discrète, pour ne pas offusquer l'entourage bigot de l'impératrice. En 1873, la chapelle de la colonie baptiste américaine est inaugurée, puis donnée à la communauté baptiste française, qui se constitua dés 1850. C’est le temple du 48, rue de Lille, dans le 7e arrondissement. Ses locaux abritent aujourd’hui le siège de la Fédération des Églises Evangéliques Baptistes de France. Les églises baptistes créerent leur second lieu de culte au 123, avenue du Maine (Paris 14e) dés la fin du XIXe siècle. Le protestantisme parisien se renforça par l’arrivée de nombreux Alsaciens-Lorrains après le désastre de 1870. De cette époque date le monument, à la gloire du défenseur de Belfort, le colonel Denfert-Rochereau, réalisé par le sculpteur colmarien Bartholdi, tous deux protestants. Il n'est pas éloigné de la Faculté de théologie protestante, au 83, boulevard Arago (1879), et de la Maison des Missions évangéliques,établie au 102, boulevard Arago depuis 1887, siège de la célèbre Société des Missions de Paris, devenue le Département Évangélique Français d’Action Apostolique (DEFAP). Sa salle d’honneur présente les portraits des premiers missionnaires avant leur départ (1829). (Pour visiter, se renseigner au 01 43 20 70 95, de 9h à 12h30 et 13h30 à 18 h).