Peur et «même pas peur»

Au moment de l’accouchement, une femme éprouve les douleurs des contractions. Le bébé, lui, crie au moment où il quitte le monde utérin. Ce cri, estce une fonction vitale ou un cri de détresse ? Différentes interprétations sont avancées. Le cri Alléluia, Christ est ressuscité, explose après un long temps où les disciples et la foule ont été témoins de ce qu’un homme a enduré. Un peuple crie sa victoire après un long combat pour la liberté qui lui a coûté cher. Ce qu’a vécu le peuple ukrainien est une actualité toute récente, comme ce que vivent encore tant d’autres peuples. Donner la vie, donner une espérance, donner la liberté souvent coûte très cher à l’humain. Dieu en a aussi fait l’expérience en l’humanité de Jésus.

 

Un récit qui fait peur

Jésus a vécu un procès à rebondissements. Il a subi des humiliations, des supplices jusqu’à la mort. Lire ces récits dans les évangiles est insoutenable et fait dire à des enfants, comme à une de mes filles quand elle était petite, ou à des résidents lors d’un partage sur Luc 23,26-43, et à nous aussi, mais peutêtre sommes-nous dans la retenue : « Jésus me fait peur ».

 

Ce n’est pas Jésus qui fait peur mais ceux qui ont agi pour le condamner à mort

La crucifixion de Jésus concentre tout ce qui est répugnant lorsqu’un juste est victime de l’injustice, lorsque la détermination à s’acharner contre quelqu’un fait que l’être humain n’est plus considéré que comme une bête à abattre. Oui cela fait peur et à juste titre. Non ce n’est pas Jésus qui fait peur mais ceux qui ont agi pour le condamner à mort. Jésus était juste, il a porté l’injustice et a ouvert une voie à une justice qui ne dépend pas du bon vouloir des hommes. Il a laissé partir Judas, celui qui l’a trahi.

 

Une ouverture vers la vie

Oui, la mort fait peur. Ou plutôt : la vie fait peur. Parce qu’on a peur de souffrir, de se voir vieillir en perdant son autonomie ou le peu d’autonomie qu’on avait ; parce qu’on ne verra plus ceux qu’on aime ou on ne pourra plus les aider, être là pour eux. Non, la mort ne fait pas peur. Elle peut être accueillie avec confiance. La mort injuste d’un innocent a tracé le chemin qui conduit de cette vie vers la vie pleine avec lui : la promesse de Jésus au malfaiteur sur la croix à côté de lui : aujourd’hui tu seras avec moi dans le paradis est toujours d’actualité et digne de foi. Évelyne Jouve, pasteure aumônier Fondation John Bost.

 

Chrétiens

Dans ce monde rempli de tromperies, rempli de haine, de méchanceté, d’idolâ- trie et de non-respect, où tout le monde vit au jour le jour, ils ne savent plus où se tourner. Avez-vous oublié l’homme qui est mort pour vous ? La méchanceté, il l’a subie, il a tout pris. La vie, il sait ce que c’est puisque c’est nous-mêmes qui l’avons mis à mort et crucifié et juste avant d’avoir fermé les yeux, il a dit « pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font ». À vous, il vous a donné la vie et l’amour. Il nous a tout donné, alors ne nous laissons pas corrompre par n’importe quoi. Il y a tant de choses qui pourraient nous laisser fléchir. Même dans nos familles, on peut nous traiter de dingues. Certains se posent la question : « pourquoi croire à Jésus ? ». Beaucoup le croient mort. Ne vous laissez pas affliger par de mauvaises paroles. Laissez-vous conduire par le Père, il connaît le chemin, la Vérité, la Vie. On peut se laisser tenter par tant d’idolâtrie mais il ne faut pas se laisser écarter du bon chemin car la Vérité est là. Et si beaucoup se laissent attendrir, il faut voir la lumière qui brille en vous et qui ne s’éteindra pas car cette lumière continuera de briller et étonnera le monde. Françoise B. (du pavillon Pénuel)