Méditation du 9 décembre

Une voix dit : « Crie ! » Et l’on dit : « Que crierai-je ? Toute la chair est de l’herbe, Et tout son éclat comme la fleur du champ. L’herbe sèche, la fleur se fane, Quand le vent de l’Éternel souffle dessus… »    

(vidéo disponible ici : https://youtu.be/kOqr8_S3Kas )

Chers amis, nous voici au milieu d »un choc
des listes de lectures bibliques :
le début du chapitre 40 du prophète Ésaïe
était dimanche dernier dans la liste catholique
que suit la Fédération protestante
et sera dimanche prochain dans la liste protestante alsacienne
que suit votre serviteur !
En voici les versets 6 à 8 :

Une voix dit : « Crie ! »
    Et l’on dit : « Que crierai-je ?
    Toute la chair est de l’herbe,
    Et tout son éclat comme la fleur du champ.
    L’herbe sèche, la fleur se fane,
    Quand le vent de l’Éternel souffle dessus… »
« Certes le peuple est de l’herbe :
L’herbe sèche, la fleur se fane ;
Et la parole de notre Dieu
Subsistera éternellement ! »

Là aussi, et plus sérieusement,
il y a choc de paroles.
Il y a une voix, un ordre : « Crie ! »
Et une autre voix qui répond,
mais n’obéit pas.
Les deux voix sont anonymes.
Les deux voix sont-elles dans ma tête ?
Pourquoi donc la seconde voix renonce-t-elle à obéir,
renonce-t-elle à crier, à proclamer ?

« Ça ne sert à rien…
L’être humain ne changera jamais,
personne n’écoutera ma proclamation,
mon témoignage, mon cri !
Et même Dieu ira contre :
c’est à cause de lui que l’être humain n’est rien… »

Et voilà pourquoi nous ne bougeons pas,
nous ne changeons pas,
nous ne témoignons pas…
Nous n’avons pas confiance dans la première voix,
nous n’avons pas confiance dans ce qui, en nous,
nous pousse à accomplir notre vocation.
Nous n’avons pas confiance en Dieu…

Nos constatations désabusées seraient-elles fausses ?
Non pas.
C’est vrai que l’être humain n’est rien.

« Qu’est-ce qu’un homme, pour que tu te souviennes de lui ?
Et un fils d’humain, pour que tu prennes garde à lui ? »

Mais ce psaume 8 qui reconnaissait ceci
n’en poursuivait pas moins :

« Tu lui fais manquer de peu d’être un Dieu,
tu l’environnes de gloire et de splendeur. »

C’est le même mouvement que nous trouvons
dans notre extrait du prophète Ésaïe :
tu regardes l’être humain,
et c’est triste et démobilisateur,
mais regarde à Dieu, à son projet, à sa parole,
et puis vas-y !

Où ça ? Vers cet être humain, bien sûr,
vers ces hommes et ces femmes concrets,
ceux que Dieu a placés devant toi
pour que tu proclames son espérance,
que tu annonces sa proximité, sa venue !

«  La parole de notre Dieu subsistera éternellement ! »
Cette parole créatrice, rédemptrice,
cette parole de pardon et d’amour,
qui est adressée à tout être humain
afin de le relever et de lui rendre sa gloire,
sa dignité d’enfant de Dieu.

C’est cette parole, qui est Jésus-Christ en personne,
que tu es chargé de proclamer,
en mots et en gestes d’amour et de salut.
Une voix dit : « Crie ! »
Alors, qu’attends-tu ?

Heureuse avancée vers la venue du Seigneur !
Fraternellement,
pasteur David Mitrani

 

 

 

 

 

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